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3 artistes libanais à découvrir à Paris en ce moment

Entre pass sanitaire obligatoire et peur d’une 4ème vague, on ne peut pas s’empêcher de penser qu’il faut se dépêcher d’aller profiter des sorties culturelles en tous genres que Paris offre à ses habitants. Et à ce sujet, les amateurs d’art libanais risquent d’en avoir pour leur argent car plusieurs artistes sont actuellement exposés dans la ville lumière.

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Ali Cherri 

 

Ali Cherri est un artiste libanais travaillant dans la vidéo et l’installation. Sa pratique variée se concentre sur la documentation et la présentation du patrimoine et de l’environnement au Liban et dans d’autres pays du Moyen-Orient. Avec “Return of the Beast”, il interroge notre regard sur le “monstrueux”, et la perception que l’on se fait des monstres de toutes les formes et de toutes les tailles (peut-être également la perception que ces derniers ont de nous également). Installé à la galerie Imane Farès (rue Mazarine, en plein coeur du 6ème arrondissement) pour la quatrième fois, il y présente une armée de créatures fantasques, entre sculptures et toiles, qui nous ballottent entre l’inquiétude et la douceur. Par contre dépêchez-vous, l’expo se termine le 23 juillet ! 

 

Tarek Atoui

 

Artiste et compositeur basé à Paris, il expose actuellement son installation, baptisée The Ground, en marge de l’exposition de la collection Pinault à la Bourse de commerce (la Fondation Pinault, ouvre ses portes aux visiteurs au 2 rue de Viarmes, dans le 1er arrondissement). Situé dans le foyer, au sous-sol, il propose un espace à la fois visuel et sonore, inspiré de ses voyages, et notamment de ses travaux dans le delta de la rivière des Perles, en Chine. Ce petit monde de bois et de céramique prend vie lorsque l’artiste s’active par le toucher, produisant des sons éthéréens et déroutants, pour le plus grand plaisir des visiteurs. 

 

Marie Ward

 

A seulement  25 ans, cette jeune artiste et réalisatrice née de parents libanais, dont le court-métrage Un mal sous le bras a été particulièrement encensé par la critique, expose actuellement à à la galerie Balice Hertling, dans le quartier Belleville, à Paris. Son installation reprend les travaux dudit court métrage, ainsi qu’un autre projet intitulé Les eaux d’artifice. La combinaison des deux donne un grand projet photo et vidéo, le résultat de deux années de recherches visant à comprendre, retracer la construction d’une identité et d’une conscience de classe au Liban, de ses liens avec la France et le devenir de leurs idéaux. Là encore, attention, l’exposition prend fin le 23 juillet.