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3 enseignements à retenir du MiSK Global Forum 2019

Trois jours de conférences et débats, des stars, une coupe du monde de l'entrepreneuriat… Le tout devant une audience assidue de 7000 participants issus de 120 pays différents. L’édition 2019 du MiSK Global Forum s’achève sur une note enthousiasmante. C’est l’heure de tirer le bilan d’un événement qui s’impose, petit à petit, comme une référence mondiale pour la jeunesse.

Un name dropping clinquant

Adrian Grenier, l’acteur phare de la série à succès Entourage, David Oyelowo, notamment révélé par Le Majordome et Selma, l’artiste américain Prince Ea, la duchesse d’York Sarah Ferguson… Ça, c’est pour la touche glamour. Car outre les personnalités du showbiz, l’édition 2019 du MiSK Global Forum (MGF) à Riyadh a attiré le gratin des affaires, de l’industrie, du divertissement de la tech mondiaux.

Shinji Shimizu, le producteur du célèbre studio d’animation japonais TOEI, Mario Centola, vice-président des opérations internationales et du développement chez le géant américain des parcs d’attractions Six Flags, le Français Didier Truchot, PDG de l’institut de sondage Ipsos ou encore Patrick Pouyanné, PDG de Total… Tous sont venus distiller leurs conseils, partager leurs expériences et motiver une audience comble – 7 000 participants, le plus gros score d’affluence de l’histoire du MGF – quant aux incertitudes du marché de l’emploi ou de l’entrepreneuriat.

Quand on s’intéresse aux aspirations des jeunes, à ce qui leur fait peur, à ce qui leur donne des raisons de bouger, on aide le monde à mieux se porter. Dans nos travaux, on observe par exemple qu’ils ont envie de progresser, d’être reconnus, respectés, de travailler dans des entreprises ou des institutions qui apportent quelque chose à la société, ou encore d’atteindre un équilibre entre leur vie privée et leur vie professionnelle.
Didier Truchot, Président d'Ipsos

L’Arabie saoudite, terre d’accueil

L’édition 2019 du MiSK Global Forum a eu lieu en marge du lancement, quelques semaines plus tôt, des visas de tourisme pour l’Arabie saoudite. Conséquence possible de ce tournant administratif : l’événement a compté, parmi ses 7 000 inscrits, 120 nationalités différentes faisant de ce rendez-vous le plus cosmopolite de sa jeune histoire.

L’ouverture de l’Arabie saoudite a part ailleurs pris une place prépondérante dans le débat central. Dans le cadre de sa politique de diversification économique insufflée par le plan Vision 2030, le pays a fait du tourisme un relais essentiel de son économie post-pétrole. Dans ce contexte, le MGF a offert un écho retentissant à d’ambitieux projets de développement touristique notamment le Red Sea Project qui vise à attirer des touristes sur la côte ouest saoudienne.

John Pagano, CEO, Red Sea Development Company
« Le tourisme est un secteur économique très important, il représente plus de 10 % du PIB mondial et emploie 1 personne sur 10 dans le monde. En Arabie saoudite aujourd’hui, le tourisme ne représente que 3,4 %, de sorte qu’il existe un énorme potentiel de croissance dans ce secteur. Pour les jeunes de ce pays, nous allons créer des infrastructures touristiques où nous espérons accueillir 100 000 000 de visiteurs par an. Cela va créer un besoin de plus d’un million d’emplois”.
John Pagano, CEO, Red Sea Development Company

Une ode à l’entrepreneuriat et à l’innovation

Work Reworked, ou comment repenser le travail… C’était le thème central de cette édition 2019 du MiSK Global Forum. Et force est de constater que le forum a fait le tour de la question : l’avenir de l’emploi face aux innovations technologiques, la place de l’humain dans le travail, le lieu de travail, les nouvelles opportunités d’embauche, les choix de carrière, le management… Bref, autant de débats aussi constructifs qu’inspirants sur le thème du travail.

Les finalistes de l’Entrepreneurship World Cup

Mais plus encore que les notions de travail ou d’emploi, ce sont celles d’entrepreneuriat et d’innovation qui ont gouverné ce rendez-vous. Outre les multiples discours motivationnels en faveur de l’aventure entrepreneuriale, l’événement a servi de théâtre à l’Entrepreneurship World Cup (EWC), la coupe du monde des entrepreneurs qui a vu 5 start-ups innovantes récompensées pour leur projets et leurs modèles économiques.

Ce qu’il y a de formidable avec la Coupe du monde de l’entrepreneuriat, c’est qu’il s’agit d’une année entière de progrès où les entrepreneurs ont accès à la formation, à l’éducation et à l’encadrement, ils peuvent se préparer pour les compétitions. Ils passent ensuite à des séances de mentorat individuelles, où ils obtiennent plus de conseils de la part du mentor et les outils nécessaires pour aller de l’avant et réussir.
Ana Maria Torres, directrice du projet EWC