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3 films libanais à voir absolument sur Netflix

Dans un contexte particulièrement difficile pour le Liban, tiraillé par une crise économique et politique et encore sonné par les événements tragiques du 4 août, la plateforme de streaming Netflix a lancé lundi une collection de films baptisée Made in Lebanon, pour donner «un aperçu des luttes, des espoirs et des rêves des Libanais».

Hors la vie, Maroun Baghdadi, 1991

Avec Hippolyte Girardot, Rafik Ali Ahmad

On ne pouvait pas vous proposer cette liste sans citer Maroun Baghdadi, le plus internationaux des réalisateurs libanais. Il est présent à quatre reprises dans la sélection de Netflix, notamment pour ses travaux autour de la période de guerre civile. Et justement, “Hors la vie”, raconte l’histoire d’un photographe français kidnappé dans un Beyrouth déchiré par la guerre, et dont, au fil du temps, l’intégrité et la confiance en soi vont être brisées. Inspiré du livre Un otage à Beyrouth de Roger Auque, le film sera nominé pour le César du meilleur acteur et remportera le prix du jury du festival de Cannes.

 

 

Bosta (l’autobus), Philippe Aractingi, 2005

Avec Nadine Labaki, Rodney El Haddad

Avec Bosta, le réalisateur franco-libanais propose un road-movie musical qui raconte l’histoire de sept vieux camarades de classe, réunis après quinze ans de séparation, dans le but de reformer leur ancienne troupe de dabké et parcourir le Liban afin de présenter une forme moderne de cette danse traditionnelle, inspirée du mouvement “techno”. Ils embarquent alors dans un vieux bus scolaire réaménagé, pour un périple qui va les confronter à eux-mêmes et aux multiples identités du pays. À la forme musicale et au ton léger du film, Philippe Aractingi oppose des thèmes compliqués, tels que la tolérance entre les religions, la relation au père, l’homosexualité ou encore la position de la femme dans la société libanaise.

 

 

Le Déjeuner, Lucien Bourjeily, 2017

Farah Shaer, Jenny Gebara

Dans ce huis clos décapant, Lucien Bourjeily, qui est par ailleurs une des voix de la contestation sociale au Liban depuis le début de la crise, dissèque la société libanaise au prétexte d’un repas de fête où les non-dits et les faux semblants d’une famille libanaise finissent par exploser au visage du spectateur. Un flot continu d’émotions à la fois personnelles et nationales, qui a valu au film d’être nominé dans différents festivals comme à Boston, Dubaï, et Fameck.