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5 films du Moyen-Orient présentés au Festival international du film de Berlin

5 films du Moyen-Orient présentés au Festival international du film de Berlin © Denis Makarenko

5 films du Moyen-Orient présentés au Festival international du film de Berlin © Denis Makarenko

Le 69ème Festival cinématographique de Berlin aura lieu du 7 au 17 février. L’ouverture de 10 jours de compétition internationale, où plusieurs longs et courts métrages provenant du Moyen-Orient seront présentés. Documentaire syrien, œuvre avant-gardiste marocaine ou drame turc, zoom sur 5 films qui ont retenu notre attention.

1. Liqa’lm Yadhae (Egypte)

Dans ce documentaire, le réalisateur Muhammed Salah s’intéresse à la vie d’Ibrahim, un homme égyptien qui rêve de succès mais se sent démuni. Serveur dans un café, il est interviewé dans le cadre d’une série télévisée intitulée « Lutte et réussite ». Mais cette interview ne sera jamais diffusée… En marge de cet entretien, le film tente d’en savoir plus sur Ibrahim. Quelles sont ses opinions politiques ? Comment traite-t-il les femmes de son entourage ? Autant de questions que le documentaire cherche à élucider.

2. Une rose ouverte (Liban)

Avec ce film, le réalisateur libanais Ghassan Salhab rend hommage à la théoricienne et révolutionnaire allemande Rosa Luxemburg. Ce sont ses lettres, écrites en prison autour de 1915, qui sont mises en lumière de façon surprenante. Les mots ont pour toile de fond des images du Moyen-Orient, des clichés modernes d’un Berlin hivernal, des archives de la Première Guerre Mondiale, le chant de bataille d’un mouvement ouvrier… Une rétrospective du XXème siècle, aussi visuelle qu’acoustique, menée avec brio.

3. Of Fathers and Sons (Syrie)

Dans ce film-documentaire, le réalisateur Talal Derki retourne dans son pays natal : la Syrie. Il se fait passer pour un sympathisant de la cause djihadiste et gagne la confiance d’une famille islamiste radicale. Sa caméra se focalise surtout sur les deux enfants, Oussama 13 ans et son frère Ayman 12 ans. L’accent est mis sur l’amour et l’admiration qu’ils portent à leur père, mais aussi à l’abandon de la jeunesse pour suivre les voies du jihad.

4 – De quelques événements sans signification (Maroc)

Censuré, jamais projeté… Le film-manifeste de Mostafa Derkaoui sera enfin révélé durant le Berlinale, 45 ans après son tournage. Il met en scène de jeunes cinéastes, idéalistes, aspirant à faire un film qui parle au plus grand nombre. Pour atteindre cet objectif, ils se lancent dans les rues de Casablanca pour interviewer les marocains. Mais un meurtre vient chambouler leur projet. Avec ce film, soutenu par un collectif de journalistes, acteurs et poètes, Mostafa Derkaoui pose la question de la création cinématographique dans un contexte où la liberté d’expression était réprimée.

5 – Kiz Kardesler (Turquie)

Réalisé par Emin Alper, ce drame turc raconte l’histoire de trois sœurs vivant avec leur père dans un petit village reculé de l’Anatolie. Envoyées en ville pour y travailler en tant que domestiques, les jeunes femmes finissent par revenir à la maison. Si Reyhan, Nurhan et Havva se disputent sans cesse et semblent vouées à un avenir sans espoir, elles restent plus unies que jamais.