Le nouveau média digital et social pour découvrir l’Arabie et le Moyen-Orient. Décalé. Innovant.

5 livres arabes qui seront traduits en 2020

Sahar Kalifeh est une auteure reconnue.

A l’approche de la nouvelle année, faites le point sur les meilleurs livres arabes qui, grâce au travail des traducteurs et des éditeurs, seront à découvrir ou redécouvrir l’an prochain.

Il n’est pas forcément toujours aisé pour les non-initiés de découvrir la littérature arabe. Les occidentaux sont en fait bien souvent obligés d’attendre que ne sortent les traductions des oeuvres, au moins dans des langues utilisant l’alphabet latin, plus souvent lues et parlées car davantage enseignées à l’école. Voici donc 5 livres arabes qui seront traduits vers l’anglais en 2020.

Passage to the Plaza (Passage vers le plaza)

Ce livre de Sahar Khalifeh, traduit par Sawad Hussain, se passe à Bab Al-Saha, un quartier de Naplouse, pendant l’Intifada de 1987. Il s’intéresse au conflit à travers le regard des femmes. Le livre, qui devrait être disponible en février, fait partie des finalistes du prochain prix international de littérature de Neustadt, et est considéré par l’Union des écrivains arabes comme l’un des 105 meilleurs romans du XXème siècle.

The magnificent conman of Cairo (Le magnifique escroc du Caire)

Celui-ci est un classique, écrit par Adel Kamel, un contemporain de Naguib Mahfouz (d’ailleurs auteur de la préface) et traduit par Waleed Almusharaf. D’abord publié en 1942, il est ensuite tombé dans l’oubli avant d’être réédité en 2014. C’est une satire du pouvoir qui s’intitule en arabe “Le grand Malim”, Malim étant un apprenti charpentier.

Book of sleep (Le livre du sommeil)

Ecrit en 2013, ce livre d’Haytham El Wardany, traduit par Robin Moger, oscille entre philosophie, anecdotes, poésie, analyse politique et récit, pour peindre une fresque de l’Egypte contemporaine sous le régime de Mohammed Morsi.

The Butcher of Casablanca (Le boucher de Casablanca)

Cette oeuvre d’Abdelilah Hamdouchi, traduite par Peter Daniel Hoopoe, qui sortira en avril prochain, est le dernier opus de la série qui a pour héros l’inspecteur Hanash. La série a commencé en 2017 avec Bled Dry. L’auteur n’en est pas à son coup d’essai puisqu’il écrit régulièrement, depuis 2000, des romans policiers.

Once Upon a Time in Aleppo (Il était une fois à Alep)

Un recueil de poèmes écrit par Fouad Fouad et co-traduit par l’auteur lui-même et par Norbert Hirshchorn, “Il était une fois à Alep” font allusion aux échanges des deux collaborateurs, qui sont également docteurs. On retrouve donc des références aux milieu hospitalier, et à la médecine, entre autres.