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À la découverte de la terre de l’encens à Oman

Dans la région montagneuse du Dhofar, à Oman, un arbre rare pousse en grande quantité : le Boswellia sacra. C’est de son tronc qu’est extrait l’encens, fameuse résine aromatique. Sur les pentes escarpées, les vallées se répartissent en quatre sites majeurs, inscrits sous le nom “ Terre de l’encens ” par l’UNESCO.

La terre de l’encens dans la région du Dhofar

Celle que l’on surnomme “ terre de l’encens ” est une région dans le sultanat d’Oman, qui s’étend des montagnes du Dhofar jusqu’à la frontière du Yémen. Un territoire qui, grâce à son climat frais et humide, bénéficie d’une végétation foisonnante. C’est au cœur de cet espace naturel que se trouvent des vallées entières d’arbres à encens, appelés “Boswellia Sacra”. Devant tant d’abondance, la terre de l’encens est alors inscrite au patrimoine de l’UNESCO en 2000.

Pour récolter l’encens, une première incision est faite dans l’écorce de l’arbre. Quelques perles blanches en découlent et sont mises à sécher pendant plusieurs jours. Celles-ci se transforment en cristaux jaunâtres que l’on peut effriter du bout des doigts. Par ce geste, un parfum prononcé se dégage. L’arbre est ensuite taillé de nouveau, l’amenant à produire davantage de sève.

 

 

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L’encens Omanais, une histoire millénaire

Dès la Haute Antiquité, la célèbre substance résineuse est récoltée puis exportée via les routes de l’encens. Des routes terrestres qui traversaient la péninsule arabique en longeant la côte ouest, mais aussi des voies maritimes partant du port de Sumhuram pour approvisionner les Grecs, les Romains et les Égyptiens. Ces derniers en étaient particulièrement friands et utilisaient l’encens pour embaumer les momies des pharaons, honorer les dieux des temples, etc.

Ces flux de grande envergure témoignent du rayonnement de l’encens à l’époque. Et actuellement, qu’en est-il de cette activité commerciale ?

Le commerce de l’encens à Oman aujourd’hui

Bien que la richesse d’Oman repose essentiellement sur le pétrole aujourd’hui, l’encens joue encore un rôle économique important. Il suffit de se balader dans les souks du pays pour se rendre compte que l’encens triomphe sur les étals. Les omanais l’utilisent au quotidien pour parfumer les vêtements, purifier les intérieurs et même soigner les troubles digestifs. La résine de qualité supérieure nommée “ hojari ”, est d’ailleurs appréciée pour ses propriétés thérapeutiques, comme le renforcement du système immunitaire ou le traitement des problèmes respiratoires. Cet encens “ premium ” se vend autour de 70 € le kilo. Nombreuses sont aussi les parfumeries de luxe de la région à se procurer le précieux élixir !

Un marché économique qui se développe avant tout au niveau local et autour des pays arabes voisins.