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Cet ingénieur égyptien se lance dans le business de venin de scorpion

Abou al-Seoud, un ancien ingénieur en mécanique égyptien, et son associé Alaa Saaba, ont créé un business juteux grâce à la vente de venin de scorpion. Dans leur installation de Dakhla, ils extraient la puissante toxine de plusieurs milliers de ces dangereux arachnides en leur impulsant un signal électrique dans la queue. Une initiative qui pourrait bien leur rapporter gros. 

Le désert égyptien est peuplé d’une multitude d’espèces de scorpions, dont le venin est particulièrement recherché pour ses potentielles propriétés pharmacologiques. De quoi donner des idées à une âme d’entrepreneur comme celle d’Abou al-Seoud, un ancien ingénieur en mécanique, qui a décidé de se lancer dans le commerce de venin. En effet, si l’Egypte a toujours été une référence du secteur, le venin était souvent produit illégalement ou en très faible quantité. 

Il faut savoir que le précieux excipient se vend environ 7000 dollars le gramme. Les laboratoires pharmaceutiques étudient ses potentiels effets antimicrobien, immunosuppresseur et anticancer, avec l’espoir de pouvoir un jour les synthétiser dans le but de fabriquer des médicaments. Par contre, étant donné qu’un scorpion ne produit pas plus d’un demi-milligramme de venin tous les 20 ou 30 jours, il faut compter entre 3.000 et 3.500 scorpions pour produire un simple gramme de la puissante toxine.

L’affaire est lancée

C’est pourquoi, dans son installation à Dakhla, l’entreprise stocke des milliers de ces dangereux animaux, dont l’espérance de vie peut atteindre 25 ans, et utilise des petites décharges électriques pour les stimuler, et les amener à réagir face à une situation stressante en produisant le fameux venin, leur mécanisme de défense. Grâce à cet ingénieux système, l’ingénieur a d’ores et déjà réussi à extraire environ trois grammes de venin. Le précieux liquide, une fois extrait, est ensuite asséché dans un laboratoire au Caire et conditionné sous forme de poudre

Pour la chasse aux arachnides, les équipes mettent à contribution les habitants de la région et veillent particulièrement à rester cantonnés au niveau des zones habitées, afin de ne pas perturber l’équilibre écologique. Les « chasseurs » sont rémunérés à hauteur d’environ une à 1,5 livre égyptienne (cinq à huit centimes d’euros) par scorpion capturé