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Connais-tu les Nabatéens ?

Au carrefour de la Syrie, de la Jordanie et de l’Arabie saoudite, les vestiges de la civilisation nabatéenne continuent de fasciner archéologues, historiens et touristes. Disparue en 106 apr. J.-C., avec l’arrivée de l’empereur romain Trajan, cette civilisation n’a pas fini de dévoiler ses secrets.

Depuis la découverte de Pétra en 1812 par l’explorateur suisse Johann Ludwig Burckhardt, l’intérêt pour la civilisation nabatéenne n’a cessé de grandir auprès des historiens. Les vestiges nabatéens retrouvés au milieu du désert ont émerveillé les archéologues et les passionnés d’histoire ancienne.

Que savons-nous de Nabatéens ?

Grâce aux tombeaux creusés dans la pierre, comme ceux de Pétra (en Jordanie) ou Hégra (aujourd’hui baptisée Madain Saleh, en Arabie saoudite), nous connaissons les rituels et l’architecture funéraires des Nabatéens.

Comment ont été construites les façades de Pétra et Madain Saleh?

Il faut imaginer les façades creusées dans la paroi des rochers comme des sculptures géantes. Des chercheurs américains ont pu démontrer comment ces tombeaux funéraires avaient été réalisés : les artisans nabatéens commençaient à creuser la pierre de haut en bas avec des techniques de calcul très avancées pour l’époque.

Si les façades de Pétra n’affichent aucune trace écrite, les inscriptions retrouvées à Madain Saleh ont permis de connaître plus de détails sur le propriétaire de la tombe, le sculpteur et l’année de construction.

Quelle était la langue des Nabatéens ?

La langue écrite des Nabatéens était une forme régionale de l’araméen, langue officielle de l’empire néo-assyrien (IX-VII siècle av. J.-C.). Comme l’hébreu et l’arabe, le nabatéen s’inspire donc de l’araméen.

Les Nabatéens étaient-ils riches ?

Laïla Nehmé, chercheuse au CNRS spécialiste des mondes sémitiques, explique : « Ils contrôlaient les routes terrestres par lesquelles l’encens, la myrrhe et les aromates étaient acheminés depuis l’Arabie du Sud jusqu’aux ports de la Méditerranée. Ce monopole leur procurait d’importants revenus, notamment grâce au prélèvement de taxes ».

Que mangeaient les Nabatéens ?

« Trois groupes de plantes cultivées sur place ont été consommés à Madain Saleh : les céréales (blé et orge), les légumineuses (lentilles, pois et luzerne) et les fruits (olivier, grenadier, vigne et figuier), en quantités qui couvraient les besoins de la population locale » souligne la chercheuse Laïla Nehmé dans Le Journal du CNRS.

Comment s’appelaient les Nabatéens ?

Pour un aperçu des noms nabatéens, nous vous proposons de jeter un oeil à la liste des rois, telle que recensée par le Journal asiatique en 1904 :

Arétas I, 169 avant J.-C.
Arétas II, 110- 96.
Obodas I, vers 90.
Rabel I, fils d’Obodas, vers 87.
Arétas III, Philhell-ne, frère de Rabel I, vers 87-62.
Obodas II, fils d’Arétas III, vers 62-47.
Malichos I, fils d’Obodas II, vers 47-30.
Obodas III, fils de Malichos, 30-9.
Arétas IV, frère du précédent, 9 av. J.-C., 40 apr. J.-C.
Malichos II, fils du précédent, 40-75.
Rabel II, fils du précédent, 75-101.
Malichos III, 101-106