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Connaissez-vous le moussem d’Imilchil ?

Il s’agit d’une tradition ancestrale pratiquée au Maroc, un festival annuel pendant lequel se réunissent les jeunes couples de différentes tribus berbères pour célébrer collectivement leurs fiançailles. Un rendez-vous festif, convivial, coloré, mais aussi pratique…

C’est une tradition très ancienne et un événement très important pour la région”, explique l’un des membres du comité d’organisation. Chaque année, du 19 au 22 septembre, le hameau d’Aït-Amer s’anime au rythme des réjouissances qui accompagnent les mariages des jeunes de la région. 

Au cours de la fête, des musiciens folkloriques berbères font danser les hommes en djellaba et les femmes habillées dans des tenues traditionnelles aux couleurs châtoyantes, tandis que résonnent également les youyous, ces cris aigus qui accompagnent les célébrations. 

Une véritable dimension pratique

Outre la beauté de la fête, et l’occasion pour les différentes tribus de se réunir pour partager des moments ensemble, il demeure également dans le moussem d’imilchil une véritable dimension pratique : la venue d’un adoul, ces notaires de droit musulman. Ils font le déplacement spécialement pour l’occasion afin d’être en mesure de signer les contrats de mariage des jeunes fiancés qui, après avoir reglé les formalités administratives, retournent se mêler à la fête, désormais avec la bague au doigt. 

Une infinité de Moussem

Rappelons que le moussem, que l’on appelle également waada en Algérie, ou agdud en berbère, désigne d’une manière générale une fête régionale annuelle qui célèbre selon la coutume un événement qui peut être d’ordre religieux, commercial, ou, comme ici, simplement festif. Il en existe entre 600 et 700 rien qu’au Maroc, comme le moussem des dattes, à Arfoud au mois d’octobre, ou celui de Tan-Tan, inscrit en 2008 sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’UNESCO. En Algérie également, on en retrouve de nombreux différents, comme celui de l’oasis de Béni Abbès, le plus important.