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Contre les déchets plastiques, l’Egypte se mobilise

Taba, Egypte

La lutte ne date pas d’hier. On savait déjà que l’Egypte avait, sur certaines de ses plages, banni les plastiques à usage unique. Mais ce n’est pas tout. C’est même loin d’être tout. Les initiatives écologiques ont le vent en poupe au pays des pharaons.

Face au phénomène mondial de production accrue de plastiques -et, à fortiori, de déchets plastiques-, les jeunes pousses égyptiennes redoublent d’inventivité. Un enjeu majeur si l’on considère l’impact environnemental du plastique, qui met plusieurs siècles à se décomposer. 

 

Parmi ces jeunes pousses, on retrouve notamment Bekia, un site web qui se positionne sur le marché de l’échange de déchets au Caire. Comprenez : les utilisateurs sont en mesure de déclarer sur le site les déchets dont ils veulent se débarrasser, quels qu’ils soient (plastiques, papiers, alimentaires), et de les échanger contre 65 produits proposés par Bekia. La start-up se revendique comme le premier site internet de la région MENA (Moyen-Orient et Afrique du Nord) qui fait du commerce de déchets. Elle compte aujourd’hui 7 000 utilisateurs et espère passer la barre des 50 000 d’ici deux ans. 

Crédits : Bekia

Parmi les produits disponibles, on retrouve notamment du riz, des pâtes, du thé, des fournitures scolaires, ou encore des tickets de métro. A noter que les utilisateurs du site ne sont pas nécessairement obligé d’utiliser leur “crédit” pour obtenir des produits, ils peuvent également effectuer des dons à des personnes dans le besoin, ou tout simplement l’économiser pour le futur. 

 

Sensibilisation et action

 

En termes de recyclage, Go Clean mène aussi sa barque. Sous la houlette du ministère de l’environnement, cette startup milite pour démocratiser le recyclage des déchets dans le pays, en collectant ceux des usines, des foyers, des écoles, des restaurants, ou encore des entreprises. Les clients peuvent être directement rémunérés en cash, ou faire des donations à des institutions spécialisées, comme des écoles par exemple. La piste de l’échange contre des biens de première nécessité est, là encore, en cours de développement, avec d’ores et déjà la possibilité de récupérer du liquide vaisselle. L’entreprise, qui a commencé avec la gestion de 7 commandes par jour, en assume aujourd’hui plus d’une centaine

Crédits : Go Clean

Ces initiatives sont rafraîchissantes à l’heure où le monde, et pas seulement le monde arabe fait face à un enjeu environnemental extrêmement relevé. Nul doute qu’elles créeront rapidement des émules…