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Maraya, une faille dans l’espace-temps

On a beau savoir, avoir aperçu l’endroit en vidéo, rien ne permet de se faire une idée précise de l’immense brique de miroir qui siège au milieu d’un désert de sable et des montagnes de roche.

Imaginé pour ne pas chambouler le paysage et faire la part belle à la nature sauvage, ce mastodonte de glace se suffit à lui-même. Pourtant, la magie opère tout autant à l’intérieur, où se mêlent l’opulence d’un stand Piaget scintillant de mille feux, et la simplicité de l’accueil à la saoudienne, avec une date, un café à la cardamome, et un sourire…

Avant de passer à table, nous remarquons un attroupement devant une porte dérobée, et décidons de faire la queue pour découvrir l’expérience qui attire à ce point la foule. Aussitôt entrés, nous avons la conviction d’avoir fait le bon choix. Dans une petite salle sombre s’avance un fin chemin entouré d’eau. Tous les murs sont consitués de miroirs, créant la déstabilisante impression d’évoluer dans un espace infini. Tout autour de nous, des lanternes rondes de toutes les couleurs pendent du plafond à différentes hauteurs et différentes intervalles les unes des autres. Un chaos lumineux qui n’est pas sans rappeler celui du cosmos. L’artiste japonaise Yayoi Kusama a intitulé son oeuvre « la brillance des âmes », et effectivement, c’est une forme d’art qui vous transporte sur un autre plan, bien loin de notre dimension physique… Pour mieux s’en imprégner, l’oeuvre est à découvrir à 360° sur notre page #KAWAatTantora !

Yanni, musicalement vôtre

Après un dîner qui ferait pâlir d’envie Gargantua, c’est l’heure de s’installer confortablement dans les sièges en cuir de l’auditorium pour savourer la justesse des arrangements de l’inénarrable Yanni. Pianiste et claviériste confirmé, il performe ce soir-là accompagné de chanteuses d’opéras, et d’un défilé d’instrumentistes plus talentueux les uns que les autres, des tambours au violon, en passant par la trompette.

 

La foule mélangée, composée de touristes saoudiens et internationaux, savoure chaque note et, après une ovation méritée, quitte l’auditorium sur un petit nuage, saluant pour les uns « la performance incroyable d’un musicien d’envergure internationale », heureux pour les autres « d’avoir pu assister à un tel concert dans un tel lieu, en plein cœur du désert, et à seulement quelques heures de route » de chez eux.