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Dubaï, nouveau théâtre des blockbusters américains

Dans la ville la plus instagrammable du monde, on ne shoote pas que des story. Après “Star Trek”, “Vanguard”, “Mission Impossible”, ou encore “Syriana”, la capitale de l’émirat du même nom n’a plus à prouver son statut de concurrent à Hollywood.

La société Filmworks, représentée par Julie Smythe, se félicite de voir autant de grosses productions, plus communément appelés “blockbusters” délocaliser leurs tournages à Dubaï. A l’instar de Star Trek, ou Mission : Impossible, ils sont aujourd’hui nombreux à choisir les gratte-ciels et les larges routes de Dubaï plutôt que les studios Hollywoodiens comme théâtre de l’action.

L’industrie, qui ne représente pas moins de 2,8 milliards d’euros au niveau mondial, avoisine les 420 millions dans la région. Le tournage de Star Trek, à lui seul, a rapporté quelque 30 millions de dollars à Dubaï. Un véritable enjeu économique pour les émirats, et autres pays du Golfe, qui souhaitent diversifier leur économie et devenir de plus importants acteur du divertissement et du tourisme.

Des coûts réduits

Jamal Al Sharif, PDG de la Dubai Film & TV Commission, explique cet élan par la flexibilité pratique mais surtout tarifaire proposée par les entreprises de production de la région : “Nous devions être capables de gérer leur production aussi vite que possible mais aussi de faire baisser leurs coûts. Nous avons travaillé avec de nombreuses sociétés de production pour réduire les coûts jusqu’à 40, voire 50%.”

Mais les blockbusters ne sont pas les seuls arguments du Moyen-Orient en termes de production. De nombreux créateurs plus “petits”, de courts métrages par exemple ou de films de genre, à l’instar de Faisal Hashmi, se montrent très actifs dans la région et commencent à rayonner à l’international grâce aux différents festivals.