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Festival de Cannes : top 5 des films arabes primés

Le Festival de Cannes reprend ses droits ce mardi. L’occasion de revenir sur 5 films arabes cultes qui ont été primés sur la Croisette. Roulement de tambour...

5. Mille mois
de Faouzi Bensaïdi (Maroc)
Prix Premier regard 2003

Drame touchant, Mille Mois raconte le quotidien de Mehdi, 7 ans, contraint, avec sa mère Amina, de déménager chez son grand père dans les hauteurs de l’Atlas marocain après à l’emprisonnement de son père. Le garçon qui ne connaît de la situation rien de son père, s’habitue à sa nouvelle vie en montagne.

4. Waves ‘98
d’Ely Dagher (Liban)
Palme d’or du court-métrage 2015

Désabusé par sa vie dans une banlieue lointaine de Beyrouth, Omar pénètre dans les profondeurs de la capitale libanaise. Il y côtoie un univers familier mais pourtant si loin de sa propre réalité et en vient ta questionner son identité et son intégrité. Court-métrage d’animation, Waves ‘98 propose une véritable expérience visuelle et sensorielle.

3. Intervention divine
d’Elia Suleiman (Palestine)
Prix du jury 2002

Histoire d’une romance saupoudrée d’humour noir, Intervention divine dépeint le quotidien d’Es, un Palestinien de Jérusalem qui tombe amoureux d’une Palestinienne de Ramallah. La Palestine étant morcelée, l’histoire d’amour entre les deux âme paraît impossible, Es et son élue devant se contenter de quelques rendez-vous dans un parking désert près d’un checkpoint israélien.

2. Capharnaüm
de Nadine Labaki (Liban)
Prix du jury 2018

Dans un tribunal de Beyrouth, Zain, un garçon de 12 ans, se présente face au juge. À la question : « Pourquoi attaque-tu tes parents en justice ? », l’enfant lui répond : « Parce qu’ils m’ont donné la vie ! « . Capharnaüm revient sur parcours de cet enfant sans identité et de sa rébellion contre un monde qui l’a exclu.

1. Chronique des années de braise
de Mohammed Lakhdar-Hamina (Algérie)
Palme d’or 1975

C’est le premier et seul long-métrage arabe à avoir remporté la Palme d’or. Le film retrace la lutte politique puis militaire algérienne contre le protectorat français. Divisée en 6 chapitres, le long-métrage démarre en 1939 et s’achève en novembre 1954, date du début de la révolution algérienne. En marge de sa projection sur la Croisette, son réalisateur Mohammed Lakhdar-Hamina a reçu plusieurs menaces de mort, notamment d’anciens membres de l’Organisation armée secrète (OAS), groupuscule politico-militaire nationaliste français..