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La banque centrale saoudienne ouvre la voie à la blockchain

Si les Etats-Unis, l’Europe ou l’Asie sont fréquemment vus comme à la pointe du développement des fintechs, de nombreux pays du Moyen-Orient et notamment le royaume d’Arabie Saoudite, se positionne en fer de lance de ces usages innovants.

La SAMA (Saudi Arabian Monetary Authority), annonce avoir eu recours à la technologie blockchain lors de récents transferts de fonds destinés à renforcer le secteur bancaire. Une expérimentation qui s’inscrit dans la volonté du royaume de promouvoir les technologies financières innovantes. C’est d’ailleurs dans ce cadre, que La SAMA a créé Fintech Saudi, une structure dédiée à supporter le développement des innovations de point du secteur de la finance, les fintechs.

Parmi les autres initiatives de la banque centrale saoudienne, on peut compter la création récente par l’Autorité des Marchés de Capitaux saoudien de Sandbox Regulatory. Grâce à Sandbox Regulatory, l’écosystème fintech saoudiens en pleine expansion, dispose désormais d’un “espace sûr” pour tester ses nouvelles solutions numériques dans un cadre adapté et contrôlé, grâce à de nouveaux services bancaires numériques et des programmes de formation à la technologie blockchain. Une aubaine pour des fintechs souvent gênées dans les phases de développement de leurs produits difficilement adaptables aux réglementations des marchés.

Moyen Orient : nouvel eldorado de la Blockchain ?

Ce n’est pas un hasard si l’Arabie Saoudite a désormais recours à cette technologie pour tracer ses investissements. Depuis quelques années, les pays du Moyen-Orient sont prescripteurs en matière d’innovations financières.

À Bahreïn, le Conseil de Développement Économique a lui aussi approuvé cette technologie. Les autorités de régulation de l’île, en étroite collaboration avec les services financiers et le gouvernement, ont introduit une nouvelle réglementation relative à l’utilisation de crypto-actifs pour attirer les talents internationaux de la blockchain. À l’université de Bahreïn, on délivre désormais des diplômes numériques sur la blockchain.

Aux Emirats arabes aussi, on se montre très actif dans ces secteurs. La recherche dans la Blockchain et les cryptomonnaies se voit allouer de nombreux investissements et les régulations y sont optimisés pour permettre les expérimentations.

Cette position de nouvel eldorado de l’innovation permet d’attirer des startups du monde entier et donne au Moyen-Orient une position prescriptrice dans des domaines d’expertises qui ne devrait pas tarder à le positionner comme champion du progrès en matière de technologies financières de pointe.