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Le festival international de Baalbeck remplacé par un concert magique

En dépit de la crise sanitaire dont le monde peine encore à sortir, et de la crise économique dans laquelle le Liban est empêtré, le festival international de Baalbek ne baisse pas les bras. S’il a bel et bien du être annulé cette année, un concert a quand même eu lieu, et pas des moindres…

Ils étaient quelque 150 musiciens et choristes de l’Orchestre Philharmonique National et des Universités Antonine et Notre Dame, accompagnées par le groupe libanais Qolo Atiqo, réunis dans le temple de Bacchus, à Baalbeck, au Liban, pour un concert exceptionnel, dirigé par le maestro libanais Harout Fazlian.

Si, habituellement, le festival international de Baalbeck rythme l’été de la ville au gré des spectacles de musique ou de danse, il a malheureusement du être annulé cette année… Annulé ? Non… Disons plutôt “réduit”,donc, à ce seul et unique concert, qui portait un message d’espoir et de résilience. “Nous avons un secteur artistique et culturel extrêmement productif et créatif », a déclaré Nayla de Freige, Présidente du festival, à l’AFP. Le concert a été baptisé « The Sound of Resilience », avec le hashtag « Let’s raise the sound of music », car la musique est considérée comme un moteur de créativité, de solidarité, de résilience et de vie », a-t-elle commenté.

 

Gestes barrières et diffusion en ligne

Ainsi, dimanche dernier, toutes les télévisions régionales ont diffusé ce concert qui s’est ouvert sur l’hymne national libanais avant d’enchaîner en reprenant différentes oeuvres classiques. Le concert a duré environ une heure.

Par égard pour les mesures de sécurité, le spectacle s’est déroulé sans public, mais était retransmis en direct sur les télévisions régionales et les réseaux sociaux. Les artistes ont eux-même respecté les gestes barrières et le port du masque. Dans un Liban en pleine période de doute, ce concert est un symbole d’unité fort, selon Nayla de Freige : « Toutes les chaînes libanaises ont accepté de diffuser le concert en même temps. C’est un événement culturel fédérateur et global et, pour la première fois au Liban, nous constatons la solidarité des médias. L’idée a également été soutenue par le ministre de la culture, qui a offert gratuitement les services de l’orchestre ».