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Le rituel quotidien des pharaons dévoilé par de nouvelles découvertes archéologiques

Fouilles après fouilles, chaque travail archéologique est une véritable étape pour en apprendre plus sur les coutumes et les rituels de nos ancêtres égyptiens et leurs dirigeants les pharaons. Et ce samedi 18 septembre, dans le delta du Nil, les archéologues de Tel El Farain ont, une nouvelle fois, découvert des objets anciens, notamment des reliques et autres trésors, jetant un nouvel éclairage sur les pratiques religieuses de la région.

Pour le docteur Mustafa Waziri, secrétaire général du Conseil suprême des antiquités égyptiennes, cette découverte était importante en ce qu’elle a pu révéler “des objets utilisés dans les rituels quotidiens des habitants du site, dont beaucoup vénéraient la déesse Hathor qui régnait sur le ciel, les femmes, la fertilité et l’amour”. 

Si le site est connu sous le nom de Tel El Farain en Egypte, signifiant “colline des pharaons” en arabe, la ville antique est aussi célèbre pour son nom grec, Buto mais surtout pour être l’une des zones archéologiques les plus importantes du pays. Les missions passées ont d’ailleurs mis au jour un palais datant de la deuxième dynastie (de 2890 à 2686 avant J.-C.), et six bains.

Mais samedi dernier, ce sont principalement des objets qui ont été découverts par les archéologues

Le premier ayant particulièrement attiré l’attention fut un œil d’Horus en or massif, utilisé comme symbole de prospérité par les Égyptiens de l’Antiquité, qui croyaient également qu’il leur assurerait une protection.

Mais ce n’est pas tout puisqu’un porte-encens orné de la tête de faucon d’Horus figurait aussi parmi les pièces les plus remarquables de la découverte, selon le conseil. De petites statues de la déesse Taweret, déesse protectrice de l’accouchement et de la fertilité faisaient également partie des trésors ainsi qu’une collection de paillettes utilisées pour dorer d’autres objets.

Cet héritage a été retrouvé enterré dans l’un des plus hauts monticules de Tel El Farain.

Dans les plus grosses découvertes, on compte notamment une grande structure en pierre, vraisemblablement un puits qui, pour les chercheurs, aurait été utilisé pour stocker de l’eau lors des cérémonies religieuses. À proximité, se trouvaient les restes d’une salle de bains de l’époque ptolémaïque, avec une baignoire, un bassin plus petit et un récipient utilisé pour chauffer l’eau des bains.

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