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Liban : des bijoux avec les décombres

L’atelier Nawbar, institution de la joaillerie libanaise, utilise des débris de l’explosion de Beyrouth pour fabriquer des bijoux, et reverse les fonds issus des ventes aux ONG et aux associations qui viennent au secours des sinistrés et oeuvrent à la reconstruction de la ville !

Comment mettre la créativité au service du renouveau ? Comment chaque acteur peut-il mettre ses propres forces au service de la reconstruction ? Autant de questions qui ont motivé cette nouvelle initiative de soutien aux sinistrés de la catastrophe qui a frappé Beyrouth le 4 août dernier.

Deux semaines après la terrible déflagration, les soutiens se sont mis en place, de l’intérieur du pays comme au niveau international, et chacun y met du sien, même si ce n’est jamais.

Comme un pied de nez au sort, la maison de joaillerie réputée connue sous le nom de L’atelier Nawbar, a choisi de prendre part à la lutte en utilisant comme matériau de base les décombres même de l’incident.

 

 

Résilience et espoir

La ville se trouve, en effet, noyée sous les bris de verre. Pour le joailler, cela représente un phénoménal vivier de matériel à utiliser, à recycler afin de produire pendentifs, bracelets, bagues, et autres colliers, arborant tous fièrement les couleurs du Liban. Ici, un drapeau, là un cèdre, autant de symboles qui font de la collection un véritable totem patriotique incarnant tout l’amour de la marque à son pays, et toute la résilience de son peuple. « C’est non seulement un hommage à notre pays mais aussi un symbole de notre espoir et de notre volonté de reconstruire et de trouver la force de persévérer et de continuer à faire ce que nous aimons », ont déclaré Dima et Tania Nawbar, les fondatrices de la marque.

Les bénéfices issus des ventes de ces collections éphémères sont intégralement reversés à des oeuvres de charité locales.