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Martin Sabbagh : « Les relations franco-saoudiennes reposent sur les chefs d’entreprise »

Directeur régional de JCDecaux au Moyen-Orient, Martin Sabbagh connaît le terrain des affaires en Arabie saoudite. Kawa News a rencontré ce trentenaire averti et surtout enthousiaste à l’idée de prendre part aux grands projets qui s’amorcent dans le Royaume.

Costard marine cintré, chemise à grand col immaculée, cravate céleste serrée en Windsor autour du cou, et une bonne tête de gendre parfait… A seulement 38 ans, Martin Sabbagh est directeur général Moyen-Orient du groupe industriel français de publicité urbaine, JCDecaux. Avec l’ouverture du Royaume, et les projets dantesques qui y ont annoncés, Sabbagh partage ses conseils aux futurs investisseurs, et évoque ses aspirations quant à l’avenir saoudien.

Comment percevez-vous la fin de l’actionnariat saoudien obligatoire dans les entreprises étrangères qui s’implantent dans le Royaume ?

Le sujet de la structuration juridique n’en est pas un. Notre entreprise travaille en Arabie saoudite depuis 10 ans. On y travaille très bien comme de nombreuses entreprises françaises.

Faire des affaires en Arabie saoudite, est-ce si différent que dans le reste du monde ?

Ce marché n’est pas tellement différent du reste du Moyen-Orient. Ce qui est fondamental au Moyen-Orient, c’est la relation personnelle. Il faut créer une relation personnelle avec vos mandants ou vos clients. Il faut leur donner envie de travailler avec vous. Il ne faut pas seulement penser que l’on a le meilleur produit et parce que l’on a le meilleur produit, ils vont l’acheter. La relation humaine est fondamentale dans cette partie du monde.

Pensez-vous que l’ouverture de l’Arabie saoudite va être bénéfique pour les relations commerciales franco-saoudiennes ?

D’une manière générale, je pense que la relation franco-saoudienne, d’un point de vue commercial, repose sur les chefs d’entreprises. C’est à eux d’investir, de recruter, de prendre des risques en Arabie saoudite et de proposer des solutions innovantes. C’est cela la clé du succès, plus qu’autre chose, pour les entreprises françaises.

Le projet de la ville de Neom constitue-t-il une opportunité pour votre entreprise ?

On n’a pas travaillé sur Neom pour l’instant, mais on sera ravis de travailler avec les autorités saoudiennes pour apporter les meilleures pratiques mondiales en termes d’urbanisme, d’introduction de services aux personnes financés par la publicité… Ce qui est important c’est de toujours apporter un business model. On voit qu’aujourd’hui les entreprises innovantes qui réussissent sont celles qui ont créé un business model. C’est n’est pas uniquement une question de produit.