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Najla Bouden, Première ministre tunisienne, a formé un nouveau gouvernement

« C’est un honneur pour la Tunisie et un hommage à la femme tunisienne » a déclaré le président de la République Kaïs Saïed dans un communiqué lors de la nomination de Najla Bouden, le 29 septembre dernier.

C’est une première en Tunisie : une femme, Najla Bouden, a été nommée Première ministre et vient de former le nouveau gouvernement qu’elle a présenté au Président de la République ce lundi 11 octobre, après plusieurs rebondissements dans la vie politique du pays. Cette universitaire de 63 ans, inconnue du grand public, a enseigné la géologie à l’Ecole nationale d’ingénieurs de Tunis pendant plusieurs années, et a travaillé avec la Banque mondiale sur la question de l’emploi chez les jeunes en Tunisie, dont 30% sont au chômage.

Un premier pas vers la féminisation de la vie politique tunisienne ?

Bien que méconnue du grand public comme personnalité politique, Mme. Bouden représente, malgré elle, l’incarnation d’un changement dans la vie politique du pays, voire même de la région. Sa nomination a ravi plusieurs militantes pour les droits des femmes, comme l’Association tunisienne des femmes démocrates, qui confesse avoir fait cette demande au Président Saïed.

Pour le politologue tunisien Slaheddine Jourchi, la nomination de Mme. Bouden “est une chose positive, une reconnaissance de l’importance du rôle des femmes en Tunisie et de leur capacité à réussir dans tous les domaines », a-t-il déclaré à l’AFP.

Le gouvernement que la Première ministre a présenté aujourd’hui est d’ailleurs composé de huit femmes, dont plusieurs à des fonctions clés : Neila Nouira Gongi, ministre de l’Industrie, Sihem Boughdiri, ministre des Finances, et Leila Jaffel, ministre de la Justice, entre autres.

Signe d’une véritable inclusion des femmes dans la vie politique du pays.