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Retour en force des journées cinématographiques de Carthage à Tunis

Pour la 32ème édition de ce festival de cinéma tunisien, 750 films sont projetés jusqu’au 6 novembre dans plusieurs cinémas de Tunis et sa banlieue, ainsi que dans d’autres grandes villes du pays. Au total, 45 pays sont représentés, dont 17 pays arabes.

« Rêvons, vivons ! », c’est sous cette accroche que se présente le 32ème festival des journées cinématographiques de Carthage, qui récompense chaque année le meilleur film de son fameux Tanit d’or.

Cette année, 12 films sont en compétition, dont Feather, du réalisateur egyptien Omar El Zohairy, et Amira de Mohamed Diab, également égyptien, que nous vous présentions il y a deux semaines lors de leur projection au Festival du film de la Mer rouge à El Gouna. 

« Nous renouvelons ce rendez-vous avec plus de joie, de vivacité, d’innovations et de découvertes » a déclaré le directeur général du festival, Ridha Behi, qui compte bien marquer le coup après un édition 2020 en demi-teinte en raison de la crise sanitaire.

« Nous pouvons avoir des différends sur tous les plans, excepté notre amour pour le cinéma« , a-t-il ajouté, alors que la Tunisie connaît quelques bouleversements politiques. 

 

De nombreuses personnalités arabes mises à l’honneur

 

Cette année, un jury particulièrement cosmopolite a été composé pour décerner le Tanit d’or au meilleur film. Parmi ses membres, on retrouve la réalisatrice haïtienne Gessica ‎Généus, le cinéaste marocain Daoud Aoulad-Syad et le réalisateur iranien Ahmed Bahrami, entre autres. 

En plus de la récompense habituelle du Tanit, deux autres prix ont été créés par les organisateurs du festival : le prix Lina Ben Mhenni, du nom de cette activiste tunisienne décédée en 2020, et le prix Sadek Sabbah, cinéaste libanais et producteur de la série Netflix Al Hayba. 

Enfin, les cinémas belge et libyen sont mis à l’honneur de cette édition, en raison de leur “effervescence ‎cinématographique qui mérite qu’on s’y plonge”, d’après un communiqué officiel du festival. 

Les JCC 2021 demeurent un rassemblement culturel important pour la Tunisie et son rayonnement régional, comme l’a souligné Hayet Guettat Guermazi, ministre des Affaires culturelles lors de la cérémonie d’ouverture : « le festival reste un pilier de l’activité culturelle en Tunisie et dans tous les pays du Sud. »

Et si vous voulez connaître les grands vainqueurs de la sélection du jury, rendez-vous le 6 novembre prochain !