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Sal Lavallo : “Voyager ce n’est pas seulement prendre l’avion, c’est beaucoup plus que ça”

Crédit photo : Instagram / Sallavallo

A 28 ans, Sal Lavallo est devenu l’un des plus jeunes à avoir visité les 193 pays indépendants que composent notre planète. Rencontre avec cet aventurier et visionnaire, qui conçoit le voyage plus comme un moment de partage et d’apprentissage qu’un simple déplacement de plusieurs kilomètres.

Sal Lavallo, c’est le Phileas Fogg des temps modernes. En quelques années, ce globe-trotteur au look propret a réalisé l’incroyable prouesse de visiter les 193 pays indépendants de la planète. Un tour du monde achevé il y a près d’un an – alors qu’il n’a que 28 ans – l’amenant à poser définitivement ses valises aux Emirats arabes unis où il se “sent comme à la maison, ma maison”. De passage à Riyad en Arabie saoudite à l’occasion du Misk Global Forum, Sal nous a fait part de son expérience unique et de la conception qu’il se fait du voyage aujourd’hui.

Voyager au gré du vent

Derrière sa chemise blanche bien taillée et sa barbe rasée de près, Sal se révèle être un véritable baroudeur. Du Népal au Botswana en passant par les terres arides du Sahara, il a découvert de nombreuses cultures et traditions qu’il ne pensait pas connaître. Par envie ou pour le travail, Sal s’est lancé dans cette aventure qui au départ n’était pas programmée.“Je ne me suis jamais dit “Je vais aller dans tous les pays”. En fait, j’ai visité certains de ces pays dans le cadre de mon travail. Mon travail requiert que je voyage chaque semaine aux quatre coins du monde pour des projets divers et variés. L’autre partie de mes voyages était pour rendre visite à mes amis. Je suis allé dans une école internationale donc j’ai la chance d’avoir des amis de 80 nationalités différentes. Puis les autres pays dans lesquels j’ai voyagé c’était juste pour le plaisir. Quand je voulais de l’aventure, je faisais mes valises et j’allais au Botswana ou en Afrique du sud. Si je voulais flâner dans une station balnéaire, j’allais aux Maldives”.

Un tour du monde qui s’est fait de manière progressive et qui ne s’est jamais véritablement arrêté. “Jusqu’à mes 25 ans, je travaillais ou étudiais à plein temps mais j’avais déja été dans 150 pays. J’ai ensuite décidé d’aller en Afrique du Sud pendant 6 mois. Après ça, je n’ai jamais cessé de voyager pendant deux ans et demi jusqu’à avoir visité l’ensemble des pays”.

A la différence de Phileas Fogg, personnage de Jules Vernes, Sal a voulu prendre le temps dans chacun des pays qu’il a visité. Une volonté qu’il n’a pas toujours pu respecter, faute d’obligations professionnelles. “J’ai probablement été dans près de 50 pays sans y être resté plus d’un jour ou deux. Mais en réalité, quand je le pouvais j’y restai quatre ou cinq mois. Tout dépendait de si j’y allais pour le travail ou non”.

193 pays plus tard…

Pour immortaliser son aventure de plusieurs dizaines de milliers de kilomètres et partager des souvenirs qu’il a plein la tête, Sal utilise les réseaux sociaux. Chacune de ses photographies et vidéos fait voyager l’ensemble de ses 50 000 abonnés : “J’utilise principalement Instagram pour poster mes nouvelles photos. J’ai également une chaîne Youtube sur laquelle je publie des vidéos une ou deux fois par semaine”. Partager, faire réagir et découvrir, tel est le credo de ce voyageur amateur qui a su trouver, grâce à ses voyages, une nouvelle terre d’accueil. “J’aime vraiment les Emirats arabes unis, assure-t-il. Aujourd’hui c’est ma maison. Je pense que cette région connaît une évolution impressionnante et je suis optimiste pour le futur. C’est vraiment un merveilleux endroit pour vivre”.

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6 days to every country: FRIENDS I'm unique to other travelers in that the vast majority of my time is spent staying with local friends in the countries I visit. In nearly 75 countries, making up 90% of my time, I've been either hosted or guided by a former classmate or colleague. In dozens of others, I've been given lovely advice before arriving. In many I've been supported for visas and with invitations that would have otherwise made the trip impossible. I could not have done all of this without each and every one of you. I would not have wanted to. You see, for me, traveling is not about seeing things, it's about learning and understanding. I love to visit historical and culturally important sites, but my favorite travel memories are staying up late after reuniting with a friend and asking question after question about the place, new to me, that they call home. These moments have formed my global understanding and being so graciously welcomed has made me feel like the world is literally my home. That's a question I often get, "Do you miss home?", and my response is that I'm always returning to my "homes" even if I have no house. Especially these last two years of full-time travel, I could not have kept up my momentum without constant stops at "home" in Abu Dhabi / Dubai, Nairobi, Tanzania, and New York. In many countries where I was not hosted by a friend, I was traveling with one. I am indebted to all of my travel buddies for keeping up with my crazy adventures. I'm amazed at those of you who say yes when I suggest visiting places like Lethem in Guyana, North Korea, Somaliland, and Tajikistan – how wonderful to have companionship in those journeys. Then there are the friends who always, from a far, have rooted for me. Who have shown genuine joy as the country count got higher and higher, who always eagerly wanted to know what I had experienced or learned, and who cheered me on when things got tough. Even the smallest of actions (a "like on Facebook") and simplest of words have meant the world to me. ? @kellydrivdahl ? ?

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Qu’importe si son voyage s’est achevé officiellement il y a un an, Sal est toujours prêt à rempiler pour un nouveau voyage en quête de nouvelles découverte. Durant son séjour en Arabie saoudite pour le Misk Global Forum, il a souhaité explorer de nouveau Riyad et Jeddah : “Je reste pour la semaine, donc j’espère découvrir de nouvelles choses en Arabie saoudite”.

Prendre l’avion ne fait pas tout

Ses voyages, ses rencontres lui ont fait prendre conscience de la nécessité de voyager. Un verbe bien souvent assimilé au terme “avion”, mais qui va bien plus loin pour Sal. “ Je pense qu’aujourd’hui dans un monde global il est difficile de ne pas voyager. On voyage tous les jour juste en étant sur notre téléphone ou en regardant les choses qui se passent à l’étranger. Je pense que les gens devraient voyager et ouvrir les yeux. La raison pour laquelle les gens voyage c’est parce qu’ils aiment apprendre. Voyager dans sa propre ville c’est aussi possible, à travers les rues, en parlant aux gens. Voyager ce n’est pas seulement prendre l’avion, c’est beaucoup plus que ça”.

Cette conception du voyage, le jeune homme n’a eu de cesse, aujourd’hui encore, de la partager sur les réseaux sociaux et à son entourage. Un message encourageant pour toutes celles et ceux qui souhaitent prendre le large. Mais Sal sait rester humble malgré l’étiquette qui lui colle désormais à la peau d’être l’un “des plus jeunes à avoir visité l’ensemble des pays du monde” . “ Je pense que tout le monde est une source d’inspiration parce que nous avons tous quelque chose que nous pouvons apprendre de quelqu’un d’autre. Quand on voyage, on ne fait que s’enrichir […] Il y a toujours quelque chose que nous pouvons apprendre. J’aime partager, apprendre des choses au gens donc j’espère être en quelque sorte une source d’inspiration à mon tour ”.