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Sir Bani Yas, l’île où fleurit une biodiversité dépaysante

Depuis plusieurs décennies, les Emirats arabes unis ont concentré leurs efforts de préservation de la biodiversité sur cette île, foyer prospère de milliers d’animaux sauvages et de plantes à 240 km d’Abu Dhabi.

Au large du golfe Persique, l’île de Sir Bani Yas, du nom de la tribu qui l’habitait depuis 7 000 ans, n’était depuis 1970 qu’une surface désertée, où l’écosystème se composait uniquement de rochers et rivages, sans aucune source d’eau ni verdure. Aujourd’hui, grâce à un projet ambitieux de réhabilitation et de développement de la faune et de la flore lancé par l’émir fondateur, Sir Bani Yas s’est magnifiée en une réserve naturelle refuge des animaux en voie d’extinction de la péninsule arabique.

Joyau naturel du patrimoine des Émirats arabes unis

L’île d’une surface de 87 km² a bénéficié d’une série de projets d’infrastructures et de loisirs mettant en valeur le patrimoine naturel des Émirats. A cet égard, le zoo d’Al Ain et l’Arabian Wildlife Park qui y ont été construits abritent un écosystème semblable à celui de la savane de la corne de l’Afrique, comprenant 16 000 animaux. L’ensemble de la zone a par ailleurs été aménagée pour accueillir le développement de la végétation. Pendant qu’un réseau de pipelines souterraines long de 120 000 kilomètres irrigue le sol, des mangroves ont également été implantées sur l’île permettant la profusion de plus de 2,5 millions d’arbres.

 

L’écotourisme, projet essentiel de Sir Bani Yas

Sir Bani Yas propose à ses visiteurs une immersion inédite dans la faune de la péninsule arabique. La présence en liberté d’oryx et gazelles d’Arabie, girafes ou encore de guépards offre aux touristes une opportunité d’observation unique et permanente. La sensibilisation aux espèces en voie de disparition fait intégralement partie de l’expérience proposée par l’île. Les Emirats organisent régulièrement la réintroduction à la vie sauvage d’animaux élevés en captivité, dans l’espoir de progressivement restaurer une population naturelle. A ce titre, l’oryx d’Arabie, au cœur des programmes de réhabilitation et sauvé de peu de l’extinction, est devenu l’emblème du pays.