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Tunisie : à la découverte des jardins suspendus de Djebba

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Entre richesse des sols et climat humide, la ville de Djebba et ses alentours bénéficient d’un microclimat bénéfique à l’agriculture. C’est à 700 mètres d’altitude, que les jardins suspendus se dévoilent, révélant des vergers cultivés dans le respect de la faune et de la flore. L’activité principale ? La culture du figuier. Mais ces jardins regorgent aussi de légumes, légumineuses et autres espèces fruitières. Et si Djebba était le jardin d’Éden ?

Dans le nord-est de la Tunisie, à proximité du village de Djebba, une terre fertile et verdoyante s’étend en contrebas des versants du Djebel Gorra. On l’appelle “ les jardins suspendus ”. Si ce lieu naturel est méconnu du grand public, il constitue en revanche une référence dans le milieu agricole. Depuis 2020, Djebba fait partie des “ systèmes ingénieux du patrimoine agricole mondial (SIPAM)”. Une appellation qui est gérée par l’organisation de l’ONU pour l’alimentation et l’agriculture.

Les agriculteurs de la région n’ont pas cherché à dénaturer le paysage, mais au contraire à s’y intégrer avec un grand respect pour cet environnement. Comment ? En utilisant les terrasses naturelles ou construites dans la pierre. Mention spéciale aussi pour le système d’irrigation, alimenté par les sources du sommet de la montagne qui s’écoulent dans les canaux et traversent les différentes fermes. Consciencieux, les agriculteurs se répartissent l’eau en ouvrant et en fermant l’eau à des heures précises. Un partage qui prend en compte la taille de chaque jardin et le nombre de ses arbres.

La figue Bouhouli AOC, joyau naturel de Djebba

 

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Dans cet écrin de verdure, un arbre fruitier pousse en abondance : le figuier. Véritable patrimoine culturel, la production des figues représente la principale source de revenus pour les villageois de Djebba. La variété la plus répandue ? Celle de Bouhouli. Une variété spécifique à la Tunisie, et plus particulièrement à Djebba, qui est protégée par l’Appellation d’Origine Contrôlée (AOC). Charnue et sucrée, cette figue se distingue par sa couleur violette rehaussée de stries vertes. Elle est récoltée deux fois par an, entre juin et juillet, puis d’août à septembre.  

Si la variété Bouhouli représente 85 % du total de la production de Djebba, sachez que les vergers de la région accueillent près de 15 variétés de figuiers.