Le nouveau média digital et social pour découvrir l’Arabie et le Moyen-Orient. Décalé. Innovant.

Une neige inhabituelle dans le ciel du Moyen-Orient

Pour la première fois depuis 12 ans, après une longue période de sécheresse et de températures élevées, un manteau de neige a recouvert les régions du Moyen-Orient. Au Liban, en Egypte, en Israël ou en Syrie, cette tempête de neige, appelée Joyce, rappelle que la saison hivernale n’a pas dit son dernier mot.   

Un phénomène qui n’est survenu qu’en 2008 

La neige est un phénomène très rare au Moyen Orient. Davantage habituée à souffrir de températures très élevées et d’une chaleur extrême, cette région n’a connu qu’un seul précédent depuis plus d’un siècle et il date de 2008. 

Mi-février, ce sont ainsi plusieurs centimètres de neige qui ont recouvert les toits, les rues et les voitures des différents pays bordant les frontières orientales. Pour Amer al-Jaberi, directeur du centre météorologique de Bagdad, cette vague de froid est venue directement du continent européen. 

Des habitants non préparés à cet évènement météorologique 

En seulement quelques jours, Joyce a donc métamorphosé les villes, les routes et le paysage orientale comme le montre des milliers de vidéos postées en direct sur les réseaux sociaux.  

Si les enfants se sont empressés de rouler dans la neige tout en construisant des créatures hivernales, le reste de la population n’a pas été enchanté par l’épisode neigeux. En effet, dans ces pays inadaptés au froid, la plupart des logements ne bénéficient ni de chauffage, ni de fuel ou d’électricité, sans compter les tentes dans les camps de réfugiés syriens au Liban ou à la frontière turque.

Les villes non plus n’étaient pas préparées et se sont toutes fait surprendre par la tempête. Le Liban a notamment été victime d’inondations, de routes bloquées ou de canalisations usées. Son réseau électrique est d’ailleurs tombé en panne mercredi, assailli par la vague de froid. 

Il est certain que cet événement restera dans les mémoires des habitants, bien plus habitués aux chaleurs excessives.