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Voici les candidats du prix de la littérature arabe 2021

Pour cette nouvelle édition du prix de littérature arabe, huit livres ont été sélectionnés dans le monde arabe. Décerné par l'Institut du monde arabe en partenariat avec la Fondation Jean-Luc Lagardère, ce prix met à l'honneur la grande richesse de la littérature orientale. Créé en 2013, le prix de littérature arabe est le seul prix français reconnaissant l'excellence de la littérature arabe, tout en s'efforçant de promouvoir et de mettre en lumière les écrivains arabes et leurs œuvres de l'année écoulée. Le lauréat recevra non seulement les honneurs, mais également la coquette somme de 10 000 €.

Cette année encore, les huit livres retenus sont des ouvrages qui valent la peine qu’on s’y attarde :

Les corps célestes (traduit de l’arabe par Khaled Osman) de Jokha Alharthi (Oman), éd. Stéphane Marsan ;

Ce livre sophistiqué, qui se déroule à Oman, raconte l’histoire de l’émancipation d’un pays à travers la vie, les amours et le deuil d’une famille omanaise. Il a été récompensé par le Man Booker International Prize, et a été traduit en anglais et en français.

La théorie des aubergines de Leïla Bahsaïn (Maroc), éd. Albin Michel ;

La théorie des aubergines raconte l’histoire de Dija, une rédactrice en chef d’une agence de publicité récemment licenciée, qui cherche à se réinventer. Entourée de personnages attachants et hauts en couleur, Dija réussira-t-elle à mener sa nouvelle vie loin du prestige ? 

Monsieur N. (traduit de l’arabe par Philippe Vigreux) de Najwa M.Barakat (Liban), éd. Actes du Sud ;

Monsieur N explore la vie de son personnage éponyme, Monsieur N, qui retrace les péripéties de sa vie dans les rues et les bidonvilles de Beyrouth. Ce thriller psychologique est l’un des plus captivants et ingénieux publiés ces dernières années, et explore les problèmes du Liban à travers un point de vue unique et frais. 

Le silence des horizons de Beyrouk (Mauritanie), éd. Elyzad ;

Se déroulant dans le désert du Sahara, Le silence des horizons entraîne son public dans un voyage, au sens propre comme au sens figuré, du protagoniste principal et des souvenirs qu’il porte en lui. Dans le cadre grandiose du désert, notre héros peut-il trouver la paix ?

Dernière oasis de Charif Majdalani (Liban), éd. Actes du Sud ;

La dernière oasis raconte l’histoire d’un spécialiste libanais de l’archéologie se rendant en Irak, suite à l’invitation d’un officiel irakien. 

Arrivé à destination, il se retrouve dans une oasis au milieu du désert, entouré non seulement d’éléments hostiles, mais aussi au milieu de la guerre contre l’État islamique. Tout autour de lui se trouvent des forces kurdes, des combattants moudjahidines et des milices. Montrant le conflit contemporain, ainsi que les beautés naturelles de la région, l’ast Oasis est un livre poignant pour notre époque. 

The Critical case of the so-called K. (traduit de l’arabe par Simon Corthay) d’Aziz Mohammed (Arabie Saoudite), ed. Actes du Sud ;

Ce premier roman de l’écrivain saoudien Aziz Muhammed raconte l’histoire d’un jeune Saoudien travaillant pour une entreprise pétrochimique mais qui ne désire pas les mêmes choses que ses collègues et ceux qui l’entourent. Au lieu de rechercher l’ambition, l’avancement et la promotion, il se met à lire Hemingway, Thomas Mann et d’autres, et commence à écrire ses propres pensées. Mais alors qu’il se dit qu’il n’a pas grand-chose à dire, un événement vient bouleverser sa vie … 

Un détail mineur (traduit de l’arabe par Stéphanie Dujols) tiré de Adania Shibli (Palestine), ed. Actes

Revisitant le passé, Un détail mineur se penche sur un crime de 1949. En deux parties, la première relate le déroulement du crime, à travers le regard de deux personnages anonymes, un inspecteur israélien et sa victime. La seconde moitié divulgue l’histoire à la première personne, celle d’une palestinienne obsédée par un « détail mineur » appartenant à l’incident : le fait qu’il se soit produit 35 ans jour pour jour avant sa naissance. 

Un jury prestigieux 

Présidé par Pierre Leroy, directeur général adjoint de Lagardère SA et président-directeur général de Hachette Livre, le jury de dix personnes sera composé, cette année, d’artistes, d’écrivains de premier plan et de personnalités éminentes du monde artistique et culturel arabe. L’année dernière, l’édition 2020 a vu Les Jango du Soudanais Abddelaziz Baraka Sakin remporter le prix tant convoité. 

Les résultats de cette année seront annoncés cet automne.