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Mohammed Hashem : « La musique est le langage du peuple »

Yalla!

Mohammed Hashem est une star en Arabie saoudite. Il partage avec nous ses anecdotes sur l’histoire des instruments de musique et les origines de la musique traditionnelle en Arabie saoudite.

Cette semaine, Mohammed Hashem est à Paris pour envoûter l’audience de l’UNESCO lors d’un concert de luth à l’occasion de l’exposition “Route de l’encens” organisée par le MiSK Art Institute.

L’art contemporain rassemble les cultures de différents pays, mais il ajoute : « je ne veux pas que la musique perde sa réelle identité. Je considère que la musique, il y a longtemps, avait une identité forte, elle était un emblème national pour le peuple d’un pays. »

Mohammed vient de la région du Hedjaz, où se trouve des villes comme Djeddah, La Mecque et Medina. En 2015, il a joué lors de la célébration du 175ème anniversaire du consulat français à Djeddah. Il a dit, “l’Arabie saoudite est surtout un continent, et chaque région y a son propre héritage. L’héritage musical saoudien est un des plus grand du monde.”

Quelle est le rôle de la musique dans la société ?

Mohammed Hashem : Il y a une expression d’Al-Isfahani [historien arabe] que j’ai toujours aimé : « la musique est le langage du peuple. Donc si vous voulez connaître la culture de quelqu’un, alors écoutez sa musique ». J’ai, moi-même, représenté la musique saoudienne, ce qui est une vraie fierté. J’espère lui avoir rendu justice !

Pouvez-vous nous en dire plus sur le luth ?

Mohammed Hashem : Le luth est un instrument très ancien, qui a été joué par de nombreuses personnes très douées, la plus fameuses d’entre elles est Ziryab (surnom arabe pour Abu l-Hasan Ali Ibn Nafi) qui a développé cet instrument. Le luth et la flûte, et d’autres instruments musicaux, sont si vieux que les gens n’arrivent pas à savoir lequel est le plus vieux. C’est la même chose pour le tambour, certaines personnes disent qu’il s’agit de l’instrument le plus ancien.

Un artiste avec qui vous souhaiteriez collaborer ?

Mohammed Hashem : Je suis fier des collaborations que j’ai faites, mais mon artiste préféré reste Talal Maddah – qu’il repose en paix. J’aurais beaucoup aimé chanter avec lui.

Par chance, j’ai eu l’honneur de jouer avec Mohammed Abdu – surnommé l’artiste des arabes – à de très nombreuses occasions, mais aussi avec Abadi Al-Johar et la star libanaise Walid Toufic. J’espère toujours pouvoir jouer aux côtés du « César » Kathem al-Saher, même si j’ai déjà chanté devant lui lors de The Voice. Il a fait partie des gens qui ont fait tourner leur chaise vers moi. C’est vraiment un de mes plus grands rêves de chanter à ses côtés. C’est un artiste qui m’inspire énormément et que j’apprécie beaucoup.