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Comment un rappeur saoudien a appris l’anglais grâce à la musique

Yalla!

Le rappeur saoudien Abdulaziz Al Maari a commencé à chanter pour apprendre l’anglais. Aujourd'hui il est chanteur, aka Chicano40, et producteur de musique rap et hip-hop.

KAWA : Comment vous êtes-vous lancé dans la musique ?

Abdulaziz Al Maari : J’avais une stratégie qui consistait à écouter de la musique et à en produire pour apprendre à parler anglais. En 2004, je ne savais pas parler anglais donc pratiquer le rap tous les jours m’a permis d’apprendre la langue.

Pourquoi ne connaissons-nous pas de rappeurs saoudiens célèbres ?

Du côté des rappeurs saoudiens, vous pouvez écouter ce que fait Qusai, un Saoudien reconnu aujourd’hui comme l’un des artistes les plus célèbres du monde arabe. Du côté du Bahrain, vous pouvez aussi regarder ce que fait Hussam Aseem (aka “Flipp” ou “Flipperachi”). Ces gars-là sont connus dans le monde entier.

Dans quel sens les choses changent-elles pour les musiciens en Arabie saoudite ?

C’est complètement différent ! Les Saoudiens qui font de la musique cherchent à se cultiver davantage.  Faire que les beats sonnent bien, comme s’ils étaient passés chez l’ingénieur du son, mettre en place des méthodes d’écriture… C’est totalement différent de ce qu’on voyait il y a 10 ans.

La société est-elle plus ouverte à la musique ?

La société a commencé à accepter le hip-hop, comme une part intégrante de l’art saoudien, loin de la culture traditionnelle. Il y a une adhésion du public mais vous trouvez encore des personnes qui n’acceptent pas le hip-hop. Celles qui ont commencé à l’accepter, comme partie intégrante de leur culture, préfèrent un hip-hop sage et  porté par des messages positifs.