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Turki Hisham Gazzaz : « Djeddah est en pleine effervescence »

Yalla!

Originaire de Djeddah, Turki Hisham Gazzaz a fait ses études au Canada avant de revenir travailler en tant qu’architecte en Arabie saoudite. Une ville en pleine transformation sociétale et infrastructurelle, où la scène artistique bat son plein.

A 29 ans, Turki Gazzaz fait partie de la nouvelle génération d’artiste saoudiens, qui navigue encore entre des influences très traditionnelles et une nouvelle ouverture culturelle, amenée notamment par des populations de plus en plus connectées.

Attiré par le monde créatif, Turki entame sa carrière chez Focus Euro RSCG à Djeddah, la branche saoudienne de l’agence de publicité, en tant qu’assistant de création. Puis, il s’envole pour le Canada, où il part suivre des études d’architecture à l’Université McGill, à Montréal.

Après son diplôme, qu’il obtient en 2010, Turki choisit de rentrer en Arabie saoudite pour développer sa carrière professionnelle. Il rejoint alors les équipes de Saudi Diyar Consultants, l’une des plus importantes agences de design de la région, spécialisée en architecture et urbanisme.

Une nouvelle identité

Après deux ans, Turki change de cap, et se lance un nouveau défi, aux côtés de quatre collaborateurs. Ensemble, ils travaillent sur un projet de studio d’architecture à Djeddah, sous le nom de ThreePointOneFourCo. Dans le quartier d’Al Rawdah à Djeddah, les initiatives comme celui de Turki se multiplient, les jeunes de plus en plus poussés à porter leurs projets entrepreneuriaux.

Dans une ville qui accueille accueille chaque année des nationalités du monde entier à l’occasion des fêtes et pèlerinages religieux, la jeune génération saoudienne se nourrit de la mixité culturelle qui l’entoure pour se créer une nouvelle identité, connectée, créative et globale.

Y’a-t-il beaucoup d’artistes à Djeddah ?

Turki Hisham Gazzaz : La scène artistique à Djeddah est en pleine éclosion, pleine d’énergie. Il y a beaucoup de jeunes artistes et professionnels de l’art qui créent, beaucoup de galeries qui ouvrent. Ces cinq dernières années, ce phénomène a pris beaucoup d’ampleur.

Comment s’exprime la créativité artistique à Djeddah aujourd’hui ?

Il y a surtout une réflexion autour de la phase de transition que vit le pays en ce moment, créer des ponts entre la tradition et la modernité, remettre en question un certain nombre d’acquis et d’idées imprégnées dans la société et dans la culture, pour finalement trouver comment l’art peut jouer un rôle pour accompagner cette transition sociétale.

Ton quartier préféré à Djeddah ?

Un quartier de Djeddah ? Moi je travaille dans le quartier d’Al Rawdah, ce n’est pas un grand quartier mais on y trouve plein de startups, et beaucoup de projets créatifs se développent dans ce quartier. Donc c’est vraiment agréable de travailler là-bas, entouré de jeunes et de toute cette énergie.