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Football : top 5 des performances arabes à la Coupe du Monde

Saeed al-Owairan a porté en 1994 l'Arabie saoudite en huitième de finale de la Coupe du Monde © AP

Saeed al-Owairan a porté en 1994 l'Arabie saoudite en huitième de finale de la Coupe du Monde © AP

La Coupe du monde de football démarre en Russie avec l’entrée en lice de l’Arabie saoudite face au pays organisateur. L’occasion pour KAWA de revenir sur les meilleures performances arabes dans la plus grande des compétitions de football. Top 5...

5. Tunisie, 1978

Troisième nation arabe à fouler un mondial après l’Egypte (1934) et le Maroc (1970), la Tunisie a droit, pour sa première participation, à un baptême de feu en Argentine : la RFA, alors double championne du monde et tenante du titre, la Pologne troisième du dernier mondial (1974), et le Mexique quart de finaliste de son propre mondial en 1970. Bref, que du beau monde. Ce baptême, les Tunisiens, emmenés par la génération dorée des Tarak Dhiab, Temim Lahzami, Ali Kaabi et autre Mokhtar Dhouib, l’entameront de la meilleure des manières en disposant du Mexique (3-1) grâce notamment aux réalisations de Dhouib, Kaabi et Mokhtar Ghomidh.

Une euphorie, très vite éteinte quatre jours plus tard par la Pologne (0-1). En dernier match de poule, les Aigles de Carthage résisteront face aux géants de la RFA, procurant même quelques frayeurs aux coéquipiers de Berti Vogts et Karl-Heinz Rummenigge, avant de quitter l’Argentine sur un glorieux match nul (0-0).

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4. Algérie, 1982

La plus belle génération du football algérien, c’était sans doute celle de 1982, portée par les virtuoses Rabah Madjer et Lakhdar Belloumi. Une génération qui a fait trembler la hiérarchie du football mondial lors de l’échéance espagnole de 82. Un rendez-vous où, d’entrée, les Fennecs ont fait vaciller la RFA de Rummenigge et Horst Hrubesch grâce justement à la doublette Madjer – Belloumi (2-1). Face à l’Autriche, en revanche, les Algériens n’auront pas autant de réussite, étrillés par deux buts à zéro.

L’Algérie disposera bien du Chili (3-2) en dernière journée, mais une collusion dans l’autre rencontre, entre Allemands et Autrichiens (1-0) – le « match de la honte », comme le surnommeront les médias – privera les Algériens de huitième de finale.

3. Maroc, 1986

Première nation africaine et arabe à se hisser en huitième de finale de Coupe du monde, le Maroc de Badou Zaki et Merry Krimau a marqué de son empreinte le Mondial mexicain de 86. Solides, en phase de poule, face l’Angleterre de Gary Lineker (0-0) et à la Pologne (0-0), le Maroc terminera par une victoire éclatante (3-1) face au Portugal, pour se hisser au « Top 16 » mondial.

L’aventure marocaine sera toutefois stoppée net, en huitièmes, par la RFA (0-1), future finaliste de l’épreuve. L’épopée des Lions de l’Atlas marquera néanmoins les prémices de l’essor du football africain, et arabe.

2. Arabie saoudite, 1994

Pour sa première apparition au sein du « gratin » du football mondial, l’Arabie saoudite fait figure d’inconnue aux Etats-Unis en 94. Un statut dont les « Faucons » vont très vite se débarrasser. Opposés, d’entrée, aux Pays-Bas de Dennis Bergkamp, Marc Overmars et autres frères De Boer, les Saoudiens offriront une belle résistance, se permettant même d’ouvrir le score par Fahad Al Bishi, mais finiront par s’incliner sur le fil (1-2).

Une éphémère mésaventure puisque les coéquipiers de Saeed al-Owairan effaceront par la suite le Maroc (2-1) puis la Belgique (1-0). L’histoire retiendra, à ce titre, le génialissime but d’Al-Owairan face aux Diables rouges, inscrit suite à un long raid solitaire. En huitième de finale, l’Arabie se heurtera toutefois à plus fort. Balayés (1-3) par la Suède, futur troisième, les Saoudiens quitteront la compétition avec les honneurs.

1. Algérie, 2014

Portée par son avant-centre Islam Slimani et ses virevoltants milieux offensifs Feghouli et Brahimi, l’Algérie se présente au Brésil en 2014 avec, sans doute, l’une des plus belles générations de footballeurs de son histoire. Malgré une entrée compliquée face à la Belgique (1-2), les Fennecs enchaînent par une éclatante victoire contre la Corée du Sud (4-2) avant de tenir en échec la Russie (1-1) et de valider leur qualification au tour suivant.

En huitième de finale, les Verts tiendront même la dragée haute à l’Allemagne, futur vainqueur de l’épreuve, avant de s’incliner, avec les honneurs, à l’issue des prolongations (1-2).