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Al-Ula : un accord franco-saoudien pour la préservation du patrimoine nabatéen

Al-Ula est une oasis située au nord-ouest de l’Arabie saoudite, dans la province de Médine. Héritage des Nabatéens qui ont aussi construit la cité de Pétra, c’est un site archéologique exceptionnel de 22 000 km2, aussi grand que la Belgique. Il regroupe des cités emblématiques comme Hégra et Mada'in Salih ou bien Dadan. Autant de sites qui regorgent d’histoire et de vestiges des civilisations passées. La collaboration entre l’expertise française et le patrimoine saoudien permet à ce dernier de pouvoir être valorisé, mais aussi protégé.

Entre 3 et 5 ans de travaux pour accueillir 2 millions de visiteurs

Gérard Mestrallet, président du conseil d’administration du groupe énergétique Engie et le directeur général de la Commission royale pour Al-Ula, Amr Al Madani, se sont entendu sur des projets concrets de construction qui dynamiseront la région et permettront d’ouvrir les vestiges au public et aux touristes “d’ici 3 à 5 ans”. A terme, le site archéologique pourrait bien attirer entre 1,5 et 2,5 millions de touristes par an selon Amr Al Madani. Ce sont donc deux musées et un centre de recherche historique et archéologique qui accueilleront chercheurs et étudiants. Amr A Madani insiste sur le caractère durable et écologique du projet, où “il n’est pas question de surexploiter cette réserve naturelle, présentant 4000 ans d’histoire”.

Un chantier de 50 à 100 milliards d’euros

Ce contrat réaffirme la tendance selon laquelle la visite de Mohammed ben Salmane al Saoud en France revêt une dimension hautement culturelle. La signature de cet accord fait de la France un partenaire incontournable au niveau culturel dans les pays arabes, dans le sillage de l’ouverture couverte de succès du Louvre d’Abu Dhabi. Chiffrant entre 50 et 100 milliards d’euros, le chantier de la préservation du patrimoine l’Al Ula bénéficiera de l’expertise française. En effet, la réputation touristique de l’Hexagone a fait penché la balance en faveur des Français.

Un projet intégré dans le plan Vision 2030

L’Arabie saoudite souhaite accueillir d’ici 2030 environ trente millions de touristes par an. Alors qu’aujourd’hui les visa touristiques ne sont pas envisagés avant cinq ans, il y a tout à construire dans le royaume pour le préparer au tourisme de masse. L’expertise française est à ce titre très appréciée et se positionne comme un partenaire incontournable dans la réalisation du plan Saudi Vision 2030. Dans le cadre de l’accord concernant le site d’Al Ula, l’Arabie saoudite s’engage à alimenter un « fonds de dotation pour le patrimoine français » mais son montant reste à négocier.