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Cette startup veut révolutionner l’agriculture dans le monde arabe

Au Moyen-Orient, les startups révolutionnent leur méthodes pour  développer l'agriculture durable. L'une d'entre elles la jordanienne  Tulua, se consacre à réduire les disparités socio-économiques en investissant les terres peu fertiles.

Tulua s’adresse aux “communautés (qui) tentent de survivre à l’instabilité politique, économique, à la hausse des impôts et du coût de la vie” est indiqué sur son site internet.

A Vision of Liberation with Aquaponics

Aquaponics is not just a way to grow organic food, it is lifestyle we adopt to harness the bountiful ecosystems of our planet to liberate communities. See how we use #Aquaponics https://tulua.io

Publiée par ‎Tulua طلوع‎ sur Jeudi 30 mai 2019

Les difficultés du terrain…

Au Moyen-Orient, les conditions semi-arides rendent la culture indépendante de la pluie. En outre, il s’avère difficile de répondre à la demande alimentaire croissante dans un contexte d’accroissement de la population.

Près de 95% de l’agriculture est importée en Jordanie, avec très peu d’exportations.

Cela a attiré l’attention des investisseurs et des innovateurs vers l’agriculture alternative. En particulier sur les méthodes de culture sans sol fertile, car seulement 7 % des terres sont agricole.

La start-up basée à Amman se tourne vers l’aquaponie comme solution, faisant pousser des plantes dans des bassins d’eau. Des poissons y vivent et grâce à leur bactéries qui s’accumulent entre les racines de la plante, elles obtiennent les nutriments optimaux pour leur développement.   

 

L’aquaponie permet d’artificiellement créer les températures idéales à un rendement maximal, tout en utilisant seulement 5 % des quantités d’eau habituelles.

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Cette méthode est aussi destinée à décentraliser l’agriculture, permettant aux individus de cultiver leurs propres plantes, tout au long de l’année, et de générer des revenus grâce à l’agriculture. 

 

 

Un échange avec le fondateur:

Jonathan Reyes, le PDG et fondateur de Tulua, a une confiance indéniable en cette technique innovante.

Ce spécialiste de l’intelligence artificielle s’installe au Moyen-Orient en 2011 pour travailler pour une grande plateforme de médias et technologie.  Rapidement, il se rend compte qu’un grand vide technologique persiste dans l’innovation liée l’agriculture.

Il quitte son poste pour relever le défi d’unir l’intelligence artificielle et l’agriculture. Il souhaite participer au développement économiques et aider les communautés locales.

Pour Reyes, l’aquaponie est “une des composantes cruciales d’un avenir durable”. Il souligne que Tulua fournira aux habitants “de bons revenus, des emplois de haute qualité qui génèrent également des rendements plus élevés avec pratiquement aucun gaspillage d’eau et assure un approvisionnement efficace en matériaux pour construire ces systèmes”.

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Travailler en harmonie avec la nature est impératif.

Jonathan Reyes admet qu’on ne peut pas forcer le rendement. De son point de vue, il suffit de coopérer avec la nature pour obtenir de meilleurs rendements.

Bien que l’aquaponie puisse sembler moins accessible au grand public en raison de sa nouveauté, elle est beaucoup moins laborieuse que l’agriculture habituelle. Les poissons font le plus grand effort.

Reyes est optimiste quant à l’avenir. Il admet que “ce n’est pas la qualité de la nourriture qui intéressera les gens”. L’aquaponie va permettre d’une manière nouvelle et créative, d’investir à faible coup dans une technique rentable, en offrant la possibilité de subvenir aux besoins des familles.