Le nouveau média digital et social pour découvrir l’Arabie Saoudite. Décalé. Innovant.

Le déficit public de l’Arabie saoudite chute au premier trimestre 2017

Le riyal saoudien est l'unité monétaire de l'Arabie saoudite. Il est divisé en 20 qhirshs et 100 halalas.

Le riyal saoudien est l'unité monétaire de l'Arabie saoudite. Il est divisé en 20 qhirshs et 100 halalas.

C’est sur une note positive que le ministre des Finances saoudien, Mohammed Al-Jadaan, a pris la parole au cours de la conférence Euromoney qui se tenait à Riyad les 2 et 3 mai derniers. Aux côtés du vice-ministre de l’Economie et de la Planification, Mohammed Al-Tuwaijri, le ministre des Finances a saisi l’occasion de ce rendez-vous régional pour présenter les chiffres très positifs du déficit public du pays au premier trimestre 2017. Une nouvelle bienvenue, alors que l’Arabie saoudite a mis en place des mesures fortes pour s’extraire de sa dépendance au pétrole.

Un rebond des revenus pétroliers au premier trimestre

L’année passée, l’Arabie saoudite avait annoncé un déficit prévisionnel de 53 milliards de dollars pour 2017. Un chiffre en partie expliqué par les investissements nécessaires pour dynamiser l’économie saoudienne et réduire sa dépendance aux revenus pétroliers. Des objectifs inscrits dans le programme Vision 2030, porté par le Prince héritier Mohammed Ben Salmane Al Saoud.

Les résultats des trois premiers mois de 2017 ont en effet été obtenus en partie grâce aux mesures de restriction budgétaire mises en place dans le pays, ainsi qu’à l’augmentation des revenus non pétroliers. Néanmoins, ces derniers reposent encore essentiellement sur un rebond important du prix du pétrole sur cette période.

Un déficit public en forte baisse par rapport à 2016

T1 2016 (en milliards de riyals) T1 2017 Variation (en%)
Recettes publiques 83,7 144,1 +72%
Dépenses publiques 174,3 170
  • 2,5%
Déficit public
  • 90,6
  • 25,9

Malgré des résultats très positifs pour ce premier trimestre 2017, l’annonce du ministre des Finances lors de la conférence Euromoney ne change en rien les objectifs du gouvernement saoudien de présenter des comptes à l’équilibre en 2020, et d’assurer l’augmentation de la part des revenus non-pétroliers dans les recettes du Royaume.

Les premiers signes de la diversification des recettes publiques au T1 2017

T1 2017 (en milliards de riyals) Part dans les recettes publiques Variation par rapport à T1 2016
Recettes du secteur non-pétrolier 32,1 22,3% +1,3%

Un gouvernement lucide, qui maintient ses objectifs

Lors de la conférence Euromoney en mai dernier, le ministre des Finances d’Arabie saoudite est resté très lucide sur les résultats de ce premier trimestre. Il a ainsi estimé qu’il serait difficile de voir ce scénario se répéter sur les trois mois suivants. Cependant, ces premiers signes de la diversification de l’économie saoudienne ont permis au gouvernement d’assouplir certaines des mesures économiques mises en place au lancement du programme Vision 2030. Les avantages des fonctionnaires et des militaires, suspendus en septembre 2016, ont notamment été re-instaurés.

Au terme de l’année 2017, le gouvernement saoudien souhaite limiter le déficit budgétaire public du pays à hauteur de 198 milliards de riyals, soit un chiffre inférieur de 30% à celui de 2016 (297 milliards de riyals) et réduit de moitié par rapport à celui de 2015.