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Future Investment Initiative Summit: impacter l’humanité durablement

Une assemblée composée de journalistes du monde entier était présente pour découvrir le programme du prochain Davos du désert.

A quelques jours de l’ouverture du sommet économique mondial organisé par le Future Investment Initiative Institute, les organisateurs ont rappelé leur engagement en faveur d’un monde post-Covid19 plus durable, et qui mettrait l’humain au cœur de ses préoccupations.

“Notre société est à la porte d’une nouvelle Renaissance”. Tels ont été les mots de Richard Attias, Président du Future Investment Initiative Institute, à l’attention d’un parterre de journalistes du monde entier. Soulignant le retour à la vie opéré dans les villes du monde entier, l’homme d’affaires français a néanmoins été très clair: “Le monde a changé pour de bon. Dans ce nouveau paradigme, nous souhaitons, comme le fait l’Arabie saoudite avec son plan Vision 2030, responsabiliser et autonomiser les hommes et les femmes aux enjeux de demain. Beaucoup de secteurs sont revenus à la vie tels que la restauration ou l’aviation, mais cette renaissance doit être durable”.

Outre les annonces attendues – programmes, enjeux, visiteurs, nous y reviendrons- cette conférence était également l’occasion de présenter au monde la nouvelle émanation de ce congrès que l’on appelle communément le Davos du désert. Un détail non-négligeable puisqu’il est en quelque sorte un gage d’indépendance puisque l’organisme se revendique désormais comme une organisation à but non lucratif internationale (un bureau est en cours d’ouverture aux US, un autre est en projet en Asie), comme l’a rappelé Rakan Tarabzoni. Exit donc, la tutelle du PIF, le fonds d’investissement public saoudien : l’Institut, à l’instar du Royaume tout entier, s’ouvre à l’international. En ce sens, des événements satellites auront lieu tout au long de l’année, partout dans le monde.

 

De g. à d. : Rima Al Madeiras, modératrice de la conférence ; Richard Attias, Président du FII Institute ; Rakan Tarabzoni, Directeur général du FII Institure ; Anthony Berkley, Directeur de ACT, le département en charge des investissements.

Une stratégie de partenariats ambitieuse

“Pour construire notre crédibilité, nous avons besoin de partenaires”, continuait cet après-midi le Président Richard Attias. Des mots qui s’accompagnent d’actes puisqu’effectivement, l’institut vient d’annoncer la création de partenariats avec 16 entreprises, tous secteurs confondus, qui figurent parmi les plus puissantes de la planète. Ainsi, Siemens, Aramco, Zoom, NEOM, et bien d’autres encore, revendiquent désormais publiquement leur volonté de s’inclure dans la réflexion globale suivante : quelle est la marche à suivre en termes d’investissements pour bâtir un avenir durable pour tous, sans inégalités, et faire bénéficier à tous d’un accès décent à la santé, l’éducation, le progrès ?

L’humain au centre du programme

La thématique de cette 5ème édition du sommet, qui attend la semaine prochaine plus de 200 intervenants des chefs d’Etats aux chefs d’entreprises venus des 4 coins du monde, et 5000 visiteurs, est la suivante : investing in humanity. Ainsi, les milliers de personnes qui assisteront aux débats, mais également le monde entier puisque l’intégralité du forum sera retransmise en direct sur YouTube, pourront s’interroger sur les investissements dans des domaines clés du “développement humain durable” tels que la santé, les ressources naturelles, l’intelligence artificielle, l’éducation ou encore la robotique, et comprendre davantage les choix d’investissements, ainsi que leurs retombées.

 

Après un temps de présentation, les journalistes ont été invités à interroger les organisateurs de l’événement sur différentes thématiques.

Un programme inclusif

Pour illustrer la volonté affichée des organisateurs de l’événement est de construire un avenir durable pour tous, les dirigeants présents sur place ont annoncé qu’aucune région du monde ne serait laissée pour compte, et qu’une attention toute particulière serait accordée à des régions en difficulté, à l’instar de l’Afrique, qui a beaucoup souffert du Covid-19, que ce soit par manque d’accès au numérique, ou, de manière plus pragmatique, par manque d’accès au vaccin. Autre point d’orgue mis en avant lors de la conférence : l’importance de laisser la parole aux jeunes, acteurs du monde de demain, et de prêter attention à leurs attentes. Ainsi, la dernière journée du Forum sera intégralement consacrée à des speakers de moins de 30 ans. Une première…

Rendez-vous dans quelques jours pour suivre notre couverture en direct de l’événement !