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Khalifa University imprime des respirateurs en 3D.

Pour faire face à la pénurie mondiale de matériel médical, respirateurs en tête de file, la Khalifa University d’Abu Dhabi, aux Emirats arabes unis, va se mettre à en produire via la méthode de … l’impression 3D. 

Une équipe de chercheurs,d’ingénieurs et d’experts de la Khalifa University d’Abou Dhabi travaille en ce moment à développer un modèle de respirateur moins onéreux, qui ne coûterait que 2% du prix de production des appareils habituels. Seulement, produire à un prix entre 500 et 800 dollars contre 30 000 à 50 000 dollars d’habitude est une prouesse qui n’est rendue possible que par le fait de produire dans des quantités importantes. C’est ce que va permettre la méthode de l’impression 3D, avec un volume de production escompté de 250 unités par jour. 

 

 

Réduire le nombre de décès

L’idée n’est, bien sûr, que temporaire. Elle vise à permettre aux personnels soignants de pallier aux manques criants de matériels dont ils sont actuellement victimes. Ainsi, en leur fournissant des respirateurs remplissant toutes les fonctions basiques des matériels de pointe, et dont seulement certains éléments devront être régulièrement changés, les chercheurs de l’université pourraient sauver de nombreuses vies. 

 

Ils se sont fixés l’objectif de livrer un prototype sous deux semaines.

 

Une question d’anticipation 

Si le nombre de cas dans les pays du Golfe n’est pas aussi important qu’en Chine, aux Etats-Unis, ou en Europe, il n’est, pour autant, pas question d’attendre que les hôpitaux soient débordés avant d’amorcer des mesures de réponse. En outre, leur solution pourrait être reproduite à travers le monde, et, ainsi, permettre de freiner la progression du nombre total des victimes dues au coronavirus. 

 

Rappelons que si, selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), 80% des personnes touchées par le virus s’en sortent sans aucun séjour à l’hôpital, un cas sur six s’aggrave au point de nécessiter une ventilation artificielle.