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L’Arabie saoudite s’engage contre le réchauffement climatique au Moyen-Orient

Le Middle East green initiative summit s’est achevé hier soir à Riyadh, en Arabie saoudite, en présence d’une trentaine de chefs d’Etat, ministres et présidents d’organisations internationales. Le prince héritier Mohamed Ben Salmane y a annoncé un investissement de 1,5 milliards de dollars pour atteindre la neutralité carbone d’ici 2060.  

Des mesures ambitieuses à la hauteur du défi climatique

 

Le week-end dernier a été un week-end vert en Arabie saoudite, où plusieurs rassemblements internationaux sur la protection de l’environnement et la lutte contre le réchauffement climatique ont eu lieu, à Riyadh : le Forum Saudi Green initiative, qui rassemblait experts climatiques et représentants saoudiens engagés pour le climat, puis le Youth Green summit dédié aux jeunes et à leur engagement pour la planète, et enfin le Middle East Green Initiative Summit, qui rassemblait cette fois les représentants officiels d’une trentaine d’Etats et d’organisations internationales.


Au cours de ce long week-end d’échanges et de discussions politiques sur l’avenir climatique de la région, – une des plus polluées au monde – plusieurs engagements ont été annoncés par le prince héritier Mohamed Ben Salmane. Le premier, c’est d’atteindre la neutralité carbone d’ici 2060, tout comme la Chine, qui s’est lancé le même défi. Cette neutralité carbone consiste à trouver un équilibre entre l’émission et l’absorption de gaz à effet de serre, afin qu’il ne soit plus polluant pour l’atmosphère. 

 

 

La deuxième promesse du royaume, c’est de créer une « initiative mondiale pour trouver des solutions pour des carburants propres » ainsi qu’un « fonds d’investissement avec des technologies d’économie circulaire dans la région ». Et c’est justement l’économie circulaire qui est recommandée par les Nations Unies pour lutter efficacement contre la consommation excessive de combustibles polluants. Au total, ces initiatives représentent un coût de 10 milliards de dollars, que l’Arabie saoudite s’engage à financer à hauteur de 15%, soit 1,5 milliards de dollars.

 

Plusieurs leaders internationaux au rendez-vous

 

Ces objectifs ambitieux et coûteux ont été annoncés par le prince héritier Mohamed Ben Salmane ce lundi 25 octobre, en présence de plusieurs leaders arabes et internationaux, comme l’ancien Secrétaire d’Etat américain John Kerry, maintenant Envoyé spécial des USA pour le climat, la Première ministre tunisienne Najla Bouden, ou encore le Premier ministre grec, Kyriákos Mitsotákis

 

 

Tous ont affirmé l’urgence d’agir pour le climat, au Moyen-Orient, dans la méditerranée, mais aussi au Brésil et au Pakistan, où les répercussions du réchauffement climatique se font déjà sentir. La Grèce a d’ailleurs évoqué sa volonté d’unir plusieurs pays partenaires afin de trouver un moyen pour mieux préserver le patrimoine culturel des conséquences du changement climatique. La Tunisie a, quant à elle, demandé un soutien financier de la part des pays partenaires pour sa transition vers une économie durable et écologique. 

 

Ce premier rendez-vous international pour l’écologie au Moyen-Orient intervient quelques jours avant la prochaine COP26, qui se tiendra à Glasgow, en Ecosse, du 31 octobre au 12 novembre prochain, et annonce un tournant important de la politique saoudienne dans la lutte contre le réchauffement climatique.