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L’Egypte court après ses reliques

Le temple de Karnak, à Louxor, en Egypte.

Dans quelques jours, une statue de Toutankhamon doit être vendue aux enchères à Londres. L’Egypte tente de s’opposer à cette transaction pour la raison suivante : l’oeuvre aurait été volée sur ses terres.

L’ambassade d’Egypte à Londres a adressé une demande au Bureau des affaires étrangères britannique. Elle souhaite empêcher la vente d’une sculpture qui représente la tête du Pharaon Toutânkhamon. La vente est prévue pour le mois de juillet.

 

La maison Christie’s, en charge de la vente, assure être en règle vis-à-vis de la loi. Dans un communiqué, elle retrace l’historique des actes d’achats et des propriétaires de la statue. Elle affirme en outre “adhérer aux traités bilatéraux et aux lois internationales en respectant la propriété culturelle et le patrimoine”.

 

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L’Egypte sceptique

 

La statue, estimée à plus de 4 millions de livres, soit 4,5 millions d’euros, serait pourtant, selon les autorités égyptiennes, volée. D’après Zahi Hawass, l’ancien ministre des antiquités égyptien, elle serait “en provenance de Karnak”, un complexe religieux de Louxor, et aurait quitté le territoire Egyptien en 1970.

 

L’Egypte n’en est pas à son coup d’essai, et entretient de ce fait l’espoir de parvenir à ses fins, puisqu’elle avait réussi, il y a quelques mois, à faire annuler une autre vente, et rapatrier un fragment d’un bas-relief représentant un attribut du roi Amenhotep 1er.