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Liban : face aux coupures de courant, l’énergie verte comme solution

L’énergie verte comme solution au Liban, face aux coupures de courant.

L’énergie verte comme solution au Liban, face aux coupures de courant.

Défi majeur des autorités publiques libanaises, "l’électricité pour tous" souffre de plusieurs défaillances. Pour y faire face, l’énergie verte apparaît de plus en plus comme une alternative crédible pour les particuliers, les entreprises et même les institutions.

A 8h, 14h et 20h. Réglée comme un métronome, l’électricité saute à heures fixes dans ce quartier de Jounieh, ville balnéaire située à 20km au nord de Beyrouth. Si certains immeubles disposent de groupes électrogènes qui prennent immédiatement le relais pour continuer d’alimenter les appartements en électricité, d’autres doivent se contenter d’attendre que le courant revienne de lui-même.

Dans le pays, c’est l’Electricité du Liban, un établissement public à caractère industriel et commercial qui contrôle 90% de l’énergie électrique. Mais l’exploitation par ce service public ne satisfait pas les habitants. Si cette électricité fournie par le gouvernement est gratuite pour les habitants, cela n’empêche pas des voix de s’élever contre ce système dont les failles pèsent de plus en plus sur la population. A ces coupures régulières s’ajoutent différents scandales dont le dernier remonte à août dernier lorsqu’un poulailler a été découvert au siège d’Electricité du Liban, probablement installé sur place pour éviter les coupures de courant.

L’énergie verte pour pallier aux défaillances

Pour pallier les carences en électricité, la population libanaise développe depuis quelques années des solutions alternatives au service public. Des fonds ont été créés pour permettre aux PME ou aux universités de se doter d’infrastructures durables permettant de passer à une électricité verte. Les panneaux photovoltaïques se multiplient sur les toits des bâtiments libanais. Plusieurs conséquences sont déjà tangibles : création d’emplois mais aussi réduction des émissions de gaz à effet de serre due à la réduction du recours aux groupes électrogènes consommateurs de gazole.

Si une privatisation du secteur de l’électricité a déjà été envisagée en 2002, elle n’a jamais été mise en place. Mais aujourd’hui, la multiplication des initiatives peut faire bouger les lignes dans le pays. Il est en effet dans l’intérêt du pays que l’électricité soit disponible pour tous. Car il n’y a pas que les ménages qui souffrent des coupures de courant, les entreprises aussi sont impactées et ce sont leurs résultats qui en pâtissent. Régler la question de l’électricité au Liban est donc aussi bénéfique pour l’économie en général et la compétitivité des entreprises en particulier.