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Lucia Valencia Dongo : « La jeunesse porte en elle la passion pour l’innovation »

Propriétaire d’une boutique en ligne pour marques responsables, Lucia Valencia Dongo est ce que l’on appelle une entrepreneuse sociale. En visite au MiSK Global Forum de Riyad, cette jeune Péruvienne pleine d’énergie a accepté de discuter business avec Kawa News.

Si le MiSK Global Forum de Riyad attire du beau monde depuis les quatre coins du globe, il y est toutefois peu banal d’y rencontrer une diaspora péruvienne. Celle-ci est incarnée, cette année, par Lucia Valencia Dongo, pétillante buisness woman venue tout droit de La Victoria dans la province de Lima. Du haut de son mètre soixante, la jeune femme fait partie de cette nouvelle frange de jeunes entrepreneurs qui ont décidé de s’investir dans le « social ».

Elle est, à cet effet, business et service designer au sein de La Victoria Labs, un laboratoire d’innovation « centré sur l’humain » basé au Pérou. Elle a également fondé un site de e-commerce pour marques socialement engagées. Pour elle, faire de l’entrepreneuriat social, en Arabie saoudite ou ailleurs, est une question de bon sens…

Qu’est-ce qu’une entreprise sociale ?

Lucia Valencia Dongo : Une entreprise sociale est avant tout une entreprise. Par conséquent, elle doit être durable et avoir un objectif financier. Cependant, elle a aussi un enjeu social, qui est aussi important que l’enjeu financier. Donc, elle doit créer un impact. Elle réunit le meilleur de l’entreprise et le meilleur d’une ONG classique.

Ce genre d’initiative est important parce que les entreprises sont le moyen le plus efficace pour résoudre les problèmes. Si vous ajoutez la composante sociale, elle constitue alors une alternative plus simple pour résoudre les problèmes sociaux.

Pourquoi est-il important pour les jeunes de s’investir dans ce genre de projets ?

Lucia Valencia Dongo : Les jeunes au Pérou, mais également ici (en Arabie Saoudite, ndlr), veulent réellement créer du changement dans la société. Donc, je crois vraiment qu’avec une entreprise durable, ils peuvent y arriver. En commençant par quelque chose de petit et en le rendant plus grand, ils peuvent changer des vies.

Pensez-vous que l’entrepreneuriat social peut intéresser la jeunesse saoudienne ?

Lucia Valencia Dongo : En passant trois jours ici, j’ai appris que 70% de la population saoudienne est constituée de jeunes (75% de Saoudiens ont moins de 30 ans, 58% ont moins de 25 ans, ndlr). C’est un pan énorme de la population. La jeunesse porte en elle le courage, l’innovation, la passion la création. Alors pourquoi ne pas créer une entreprise sociale capable de transformer les vies et la société. Ils ont l’expertise en affaires.

Il y a beaucoup d’entreprises célèbres et très importantes dans ce pays. Ils doivent donc prendre cet effet de levier et ces apprentissages et les appliquer à des projets sociaux.