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Umm Kulthumm sur la liste des 200 plus grands chanteurs de tous les temps

L'icône égyptienne Umm Kulthum figure sur la liste des "200 plus grands chanteurs de tous les temps" du magazine Rolling Stone. Elle est la seule artiste arabe à avoir obtenu sa place cette sélection.

Le magazine Rolling Stone a récemment honoré la chanteuse égyptienne Umm Kulthum, légende de la musique arabe, connue dans le monde entier, et particulièrement vénérée entre le Moyen-Orient et le Maghreb.

Dans une liste des meilleurs chanteurs et chanteuses de tous les temps publiée par la rédaction américaine du magazine, la chanteuse pointe à la 61e place, juste entre George Michael, 62ème, et Kate Bush, 60ème. À noter qu’on retrouve dans le top 10 plusieurs autres légendes telles que Whitney Houston, Ray Charles, ou encore Aretha Franklin, première du classement.

 

Une vie de musique

La superstar arabe est née le 4 mai 1904 dans un village d’Égypte. Ayant mis le doigt sur un talent musical et d’indéniables prédispositions au chant, son père avait pris l’habitude de l’emmener avec lui lorsqu’il interprétait des chants religieux traditionnels lors de mariages et de fêtes. Au fur et à mesure que sa popularité grandit, Umm Kulthum s’aventure dans d’autres genres musicaux et finit par être connue pour ses émouvantes chansons d’amour.

La star a envoûté ses fans du golfe Persique au Maroc avec sa voix mélancolique et ses textes puissants. Son influence dans la région était si importante que des millions de personnes se sont pressées dans les rues pour assister à ses funérailles au Caire lorsqu’elle est décédée en 1975.

Un rayonnement jusqu’en Occident

Si Oum Kalthoum est considérée en Égypte et au Moyen-Orient comme la plus grande chanteuse et musicienne, surnommée l’Astre de l’Orient, la Mère des peuples, ou encore la Quatrième pyramide, sa zone d’influence ne s’arrête pas à la Méditerranée. Elle a notamment connu une grande popularité dans l’hexagone, culminant par deux concerts à l’Olympia (ses seuls en Occident) pour lesquels la chanteuse a reversé ses cachets -dits exhorbitants- à l’Égypte.

 

Dans son laïus, le magazine décrit Umm Kulthum comme n’ayant « aucun équivalent réel parmi les chanteurs occidentaux », qui « pouvait brouiller les genres dans son registre inférieur, transmettre une gamme émotionnelle à couper le souffle dans des chansons complexes qui, à travers des thèmes et des variations follement ornementées, pouvaient facilement durer une heure, alors qu’elle travaillait les foules comme un prédicateur ardent.”