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Un nouveau visa pour travailler à distance aux UAE: ces français qui sautent le pas

Depuis le 21 mars dernier, les Émirats Arabes Unis ont ouvert les applications à un nouveau visa de travail à distance, qui permettra aux employés du monde entier de vivre et de travailler sur son territoire pendant un an. Une annonce qui s’inscrit dans l’évolution du travail depuis le début de la crise sanitaire du coronavirus et qui devrait booster le tourisme de la région.

Qui n’est pas récemment tombé sur la photo d’un instagrammeur sirotant nonchalamment un cocktail sous les palmiers et le soleil brûlant de Dubaï. Des clichés tendus comme un pied-de-nez provocateur au reste du monde, et qui ne sont pas sans susciter un certain engouement du grand public pour la région.

Avec un ensoleillement maximal toute l’année, l’absence d’impôts sur ses citoyens et sur les entreprises, des infrastructures modernes ainsi qu’un taux de criminalité quasi inexistant, les avantages des Emirats Arabes Unis ne laissent pas indifférents, faisant même les yeux doux à de nombreux influenceurs internationaux venus t s’y installer massivement ces derniers mois. Magali Berdah, agente artistique et responsable de l’agence d’influenceurs Shauna events, confiait même à la chaîne TF1 dans un reportage diffusé en février dernier, avoir déménagé à Dubaï cette année pour se rapprocher de ses poulains.

Chasse gardée des influenceurs ?

Des influenceurs qui profitent des décors paradisiaques de Dubaï et de ses alentours, entre mer, désert et ciel azur, pour effectuer leurs juteux placements de produits. Mais ces derniers ne sont pas les seuls à loucher sur EAU, c’est aussi le cas de nombreux entrepreneurs et freelancer qui espèrent bien fuir la chape de plomb européenne imposée par la crise sanitaire.

Un process qui désormais facilité puisqu’en mars dernier, le cabinet des Emirats Arabes Unis a annoncé la mise en place du “Virtual Working Program”, un visa d’un an qui permettra aux professionnels de n’importe quel pays de choisir les EAU comme lieu de travail à distance. Le gouvernement a également approuvé un visa touristique à entrées multiples pour toutes les nationalités. Une série d’initiatives qui souhaite bien placer les Emirats sur l’échiquier des destinations idéales pour le travail et le tourisme. Un catalyseur pour l’économie et l’immobilier local mais aussi un sésame pour les étrangers qui veulent découvrir le “Dubai style” tout en évoluant dans un environnement de travail innovant et sécuritaire. Un mouvement qui vient s’inscrire dans le bouleversement mondial des modes de travail dans le monde post-Covid comme l’expliquait Gabriella De la Torre, directrice de la branche dubaïote de la société d’investissement immobilier CBRE au journal Arabian business “Cette tendance crée naturellement une opportunité pour les différents marchés d’attirer ces travailleurs à distance en leur offrant une qualité de vie positive que les EAU ont à offrir”

Dubaï offre un confort de vie qui plaît à de nombreux ressortissants européens.

Les français sur le pont

Et de nombreux français ont déjà été séduit par l’annonce et pensent à postuler, à l’instar de Vivien, créateur d’une start-up de Bubblebump (du football pratiqué dans des bulles de plastique), qui compte utiliser ce visa pour tester son service sur le marché local sans prendre de risques, “ Avec ce visa, je vais pouvoir continuer de gérer les opérations en France à distance, tout en testant le service sur le marché émirati. C’est une super opportunité car je n’aurai pas à ouvrir de bureaux là-bas, ce qui me laisse une souplesse administrative et me permet de tenter l’aventure à moindre coût”. Ou encore de Sonia, web developper dans les jeux vidéos “J’ai toujours voulu vivre à l’étranger et découvrir de nouvelles choses, et j’avoue que je pense à Dubaï depuis quelques années, j’ai bien envie de profiter du visa pour m’y installer histoire de profiter du soleil, et de mieux m’imprégner de la région sans tout quitter pour autant.”

Un fameux sésame qui peut aussi tout simplement représenter un moyen de rejoindre son partenaire sur place, comme Lucie, dont le mari architecte a dû s’installer là-bas il y a quelques mois pour son entreprise “Je comptais le rejoindre prochainement, mais c’était compliqué de trouver un travail, maintenant avec ce visa je vais allez pouvoir m’installer temporairement tout en conservant mon travail et mes revenus, en attendant de trouver une opportunité sur place.”

À noter que ce visa d’auto-parrainage requiert un salaire mensuel minimum de 5000 dollars, la sélection reste donc forte à l’entrée.