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Arabie saoudite : deux bébés léopards d’Arabie sont nés dans le royaume

Le léopard d’Arabie est depuis 2008 considéré comme une espèce en danger critique par l’Union Internationale pour la conservation de la nature (UICN). Dans les faits, cela correspond au dernier stade de classification avant l’extinction d’une espèce. C’est dire l’urgence inhérente aux projets de conservation comme celui mis en place par l’Arabie saoudite. C’est dire également la joie d’apprendre l’heureuse nouvelle : deux bébés léopards sont nés dernièrement, venant grossir les rangs de ces très rares félins.

Aujourd’hui, on estime à moins de 50 le nombre de léopards d’Arabie vivant en liberté dans le royaume, 200 en tout… C’est de ce postulat que sont nées les initiatives de protection de l’espèce actuellement en cours, et qui viennent de donner lieu à la naissance de deux bébés.

Si cet événement constitue une petite consécration en lui-même – et les grandes causes sont faites de petites victoires -, il s’intègre avant tout dans un travail sur le long terme. L’objectif final est de réintroduire des spécimens dans la région d’AlUla, où ils pourront vivre en liberté, protégés, après avoir été initiés à la vie en territoire sauvage.  

Des travaux sur l’écosystème 

En amont de la réalisation de cet objectif, il convient de recréer un environnement adapté dans lequel les spécimens réintroduits pourront s’épanouir. Ce chantier inclut une “revitalisation” de l’environnement ainsi que des campagnes de sensibilisations auprès des populations, notamment sur le traitement des sols. Dans ce contexte, plusieurs partenariats ont été noués avec des organismes internationaux, oeuvrant pour la conservation des espèces, à l’instar de Panthera, et ce dans le but d’acquérir les bonnes pratiques et de bénéficier d’une expertise scientifique pointue sur le thème de la conservation de la faune.

 

Un animal symbole 

Le léopard d’Arabie (la plus petite de toutes les sous-espèces du grand félin) fait partie intégrante de la culture locale. C’est une des raisons pour lesquelles son élevage -faute d’un meilleur terme- et sa réintroduction (à terme) ont été amorcés. Ainsi, deux programmes d’élevage sont en cours dans la région, l’un à Sharjah, aux Emirats arabes unis, et l’autre à Taif, en Arabie saoudite. Ils hébergent aujourd’hui 16 léopards, dont ces 2 bébés, nés le 22 avril. D’autres centres devraient prochainement sortir de terre, directement dans la région d’AlUla.