Il est de notoriété publique que le réchauffement climatique, et donc celui des océans, affecte le corail de manière négative. C’est la raison pour laquelle les équipes du docteur Foad Al Horani, professeur en éco-physiologie du corail, basées dans le port d’Aqaba, dans le nord de la Jordanie, travaillent sur les espèces locales.
Concrètement, leurs travaux consistent à créer un réservoir d’espèces pour le reste du monde. En utilisant cette “boîte à outils” du corail, ils s’efforcent de créer des espèces plus résistantes, au patrimoine génétique plus complet. En combinant différentes espèces, chacune résistante à un type de maladie ou de facteur de stress. En l’espace de quelques années s’en créent de nouvelles, plus fortes que chacune des espèces d’origine.
Préserver le patrimoine aquatique
Parmi les autres pistes explorées par les scientifiques autour des récifs coraliens, certaines consistent à congeler et conserver des individus, en prévision d’une éventuelle extinction de masse… Les experts ne sont en effet pas optimistes malgré le fait que les variétés retrouvées dans la mer Rouge soient parmi les plus résilientes, et les mieux armées contre le réchauffement des océans.
Pour la Jordanie, qui ne dispose que de 27 km de littoral sur la mer Rouge, affectés par le tourisme, l’activité économique du pays (ferries, pêcheurs), et partagés avec l’Arabie saoudite, Israël, et l’Egypte, cette initiative tend à préserver la qualité de l’eau et du corail que l’on y retrouve, en particulier dans le golfe d’Aqaba…
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