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Des structures archéologiques découvertes grâce à… Google Earth !

Vue de Harrat Khaybar (Arabie saoudite) depuis l'Espace © NASA

Vue de Harrat Khaybar (Arabie saoudite) depuis l'Espace © NASA

Laissez tomber l’image de l’archéologue poussiéreux avec son chapeau et son pinceau légendaire, aujourd’hui les découvertes archéologiques se font grâce à des satellites et des moteurs de recherche, rien que ça ! Grâce à Google Earth, des scientifiques ont pu prendre assez de recul et découvrir les immenses portails que dessinaient d’innocentes pierres entreposées dans le désert saoudien.

Ce sont pas moins de 400 structures en pierre, certainement sculptées par des tribus nomades il y a des milliers d’années, qui ont été découvertes par des chercheurs avec l’aide de Google Earth. La plupart d’entre elles ont été trouvées à Harrat Khaybar, une région dans le centre-ouest de l’Arabie saoudite connue pour ses dômes volcaniques désormais éteints. Les chercheurs ne sont pas sûrs de l’âge exact des structures ni de leur objectif.

Des chercheurs interpellés par leur disposition

Les structures ont été observées pour la première fois en 2004 par le neurologue Abdullah al Saïd, qui dirige un groupe d’archéologues amateurs en Arabie saoudite. À ce moment-là, lui et ses collègues avaient découvert des murs de pierres de trois pieds parmi les dômes de lave de Harrat Khaybar, mais ce n’est qu’en 2008, quand al Saïd a scruté la région grâce à Google Earth qu’il a réalisé l’étendue des structures de pierres.

Il a alors envoyé les clichés à un archéologue professionnel, David Kennedy, qui s’est penché sur le mystère.

Une utilité encore inconnue pour des structures gigantesques

Les plus anciennes d’entre elles remonteraient à plus de 7 000 ans. Cette datation s’est faite grâce à des coulées de lave qui recouvrent certaines des structures ressemblant à des portails et qui précéderaient donc les activités volcaniques. Pour en savoir plus sur les structures de la porte, les archéologues devront se rendre dans la région pour étudier les murs, essayer de dater les coulées de lave et de rechercher les artefacts qui leur sont associés.

Cette découverte, ainsi que 2 000 autres tombes révélées, jette un nouvel éclairage sur les habitations humaines dans les déserts d’Arabie, qui n’auraient alors pas toujours été aussi inhospitaliers.