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Face au confinement, les saoudiens rejoignent le désert

Suite à l’interruption de tous les vols internationaux, et la fermeture des lieux de divertissement dans le royaume, habitants et résidants voient dans les grands espaces du désert une échappatoire à la tristesse d’une ville à l’arrêt. Le “Bord du monde” (Edge of the world) rencontre une demande grandissante. 

A l’heure où nous écrivons ces lignes, l’Arabie saoudite a recensé 118 cas de coronavirus (aucun décès). En réponse à l’épidémie qui se profile à l’horizon, le pays a suspendu les vols internationaux, annulé la Omrah (le pèlerinage des musulmans vers La Mecque), confiné la région Est du Qatif, foyer de nombreux cas, et fermé ses lieux de divertissement, de sport, et même restreint les cérémonies de mariage. 

 

Échapper à la ville

Cela laisse place, comme partout dans le monde, a des paysages urbains assez éteints, et un ennui des citadins palpable. En tout état de cause, la population saoudienne cherche à se divertir et revient assez naturellement vers ses “fondamentaux” : les excursions dans le désert. 

 

Paysage de fin du monde 

Les guides touristiques saoudiens rapportent en effet une demande grandissante de sorties nature dans les grands espaces. Tout particulièrement, le “Edge of the world” ou “Bord du monde”, un spot époustouflant qui se trouve à quelque deux heures de route au Nord-Ouest de Riyad, connaît un franc succès. 

 

 

Accessible en voiture, on y trouve des ravins de 300 mètres de hauteur, qui donne vraiment l’impression d’être arrivé au bord du monde (si celui-ci était plat). L’excursion permet à la fois de se livrer à des randonnées, de découvrir un paysage hors du commun, et, surtout, d’échapper à la proximité humaine, en ces temps de confinement de la population.