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Les femmes à la tête des entreprises saoudiennes

Sarah Al Souhaïmi

Sarah Al Souhaïmi dirige le Tadawul, la bourse de Riyad

Les femmes font leur arrivée dans les conseils d’administration des entreprises. Un pas de plus dans un pays où le marché du travail s’ouvre progressivement aux femmes.

Longtemps tenues à l’écart du marché du travail, les saoudiennes sont aujourd’hui de plus en plus nombreuses à occuper un emploi. De 48 000 en 2009, elles sont aujourd’hui 496 000 à travailler et devraient représenter 30% de la population active d’ici 2020 d’après l’objectif fixé par le plan Vision 2030.

Cette tendance de fond concerne également les postes à responsabilité des grandes entreprises du Royaume. Si les femmes ne sont encore que 12% à siéger dans les conseils d’administration, et seulement 4% à leur tête (chiffres Deloitte), quelques figures emblématiques très visibles témoignent d’un changement de mentalité bien réel en la matière.

Des femmes dans le top management des entreprises saoudiennes

L’arrivée en février 2017 de Sarah Al Suhaimi à la tête de la bourse saoudienne, le Tadawul, a ainsi été particulièrement remarquée. Première femme à occuper ce poste, Sarah Al Suhaimi continue par ailleurs de diriger la banque d’investissement NCB Capital, filiale de la National Commercial Bank basée à Djeddah, emploi qu’elle exerce depuis 2014.

Quelques jours après cette nomination, Samba Financial Group, l’une des plus grandes banques du pays, annonçait à son tour l’arrivée d’une femme à sa tête. Forte d’une expérience de 20 ans au sein de l’institution financière, Rania Mahmoud Nashar a bénéficié d’une promotion en interne pour prendre les rênes de la banque d’affaires.

Des pionnières dès les années 2000

Dès le début des années 2000, d’autres figures féminines avaient réussi à se hisser au plus haut-niveau en Arabie saoudite, faisant figure de pionnières. Directrice générale de la National Commercial Bank, Nahed Taher était ainsi en 2005 la première femme dans le Golfe à la direction d’une banque d’affaires, en prenant la tête de la Gulf One Investment Bank. Personnalité renommée des milieux d’affaires saoudiens et reconnue à l’international, Lubna Olayan avait pris la tête du groupe Olayan, fondé par son père en 2002.

Lubna Olayan au World Economic Forum 2013 © WEF
Lubna Olayan au World Economic Forum 2013 © WEF

Une tendance appelée à se renforcer dans un futur proche, avec l’arrivée d’un plus grand nombre de Saoudiennes sur le marché du travail, des Saoudiennes aujourd’hui plus nombreuses que les hommes à faire des études supérieures.