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La belle histoire de ce sans-abri égyptien embauché par la famille royale émiratie

Le pouvoir des réseaux sociaux est sans limite et peut parfois s’avérer effrayant. Mais il est également des cas dans lesquels la viralité d’un post peut sauver une situation. C’est le cas pour Ezzet Anwar, un SDF égyptien aux Emirats Arabes Unis, sorti de la rue grâce au soutien reçu via la plateforme Facebook.

Il était arrivé aux Emirats Arabes en janvier dans l’espoir de travailler dans l’hôtellerie, avant de réaliser qu’il avait été victime d’une arnaque. Cet homme de 29 ans, ne pouvant revenir sur ses pas, a donc décidé de rester sur place, dormant dans les parcs et les mosquées de l’émirat de Sharjah.

 

Soutien instantané

Preuve qu’il faut croire en sa bonne étoile, le jeune homme a ensuite croisé la route de l’auteure américano-émirienne Dedra L. Stevenson, qui a alerté sa communauté sur la situation. Le message de la femme, qui l’avait croisé plusieurs fois devant l’enseigne Starbucks, a atteint plus de 40 000 personnes. Quelques heures plus tard seulement, Ezzet Anwar trouvait un emploi dans un palais de la famille royale d’Umm Al Quwain.

Réjoui, Anwar, qui avait refusé l’argent initialement proposé par la femme, préférant gagner dignement sa vie, s’est immédiatement installé dans la bâtisse. Meera Butti Omeir, sa bienfaitrice, l’épouse du chef adjoint du gouvernement de Umm Al Quwain, Cheikh Abdullah bin Rashid Al Mualla III, raconte avec affection la manière qu’ont ses propres enfants de vouloir venir en aide au nouveau venu, lui offrant des fruits, du shampoing, des draps, ou toutes sortes de produits du quotidien.

 

Good morning everyone! I’m amazed that the original post about the nice boy who needed help reached almost 40K people…

Publiée par Dedra L. Stevenson sur Dimanche 1 mars 2020

La puissance d’un réseau social

L’intéressé, quant à lui, mesure sa chance : “J’avais quasiment perdu espoir, et je ne savais pas quoi faire. Je ne peux pas échouer, pour le bien de ma femme et de mes enfants. Je ne suis pas venu ici pour m’amuser mais pour travailler”. Les réseaux sociaux démontrent une fois de plus le pouvoir de réaction et de mobilisation qu’ils détiennent !