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La Commission royale pour Al Ula signe un partenariat de cinq ans avec l’UNESCO

Ce nouvel accord d’une durée de cinq s’articule autour de dix programmes voués à protéger et promouvoir le patrimoine culturel et naturel du site d’Al Ula, en Arabie saoudite. Une “nouvelle étape importante de la transformation d’Al Ula” d’après Audrey Azoulay, Directrice Générale de l’UNESCO.

Une coopération sur plusieurs domaines

 

« La relation entre l’Arabie saoudite et l’UNESCO s’appuie sur une longue histoire qui remonte à 1946, lorsque le Royaume est devenu un État membre de notre Organisation. » C’est en ces termes qu’Audrey Azoulay, Directrice générale de l’UNESCO, a conclu ce partenariat historique avec le prince Badr bin Abdullah Al-Saud, ministre de la culture saoudien, ce mercredi 10 novembre à Paris. 

Cet accord, établi pour une durée de cinq ans, vise à protéger le patrimoine naturel et culturel du site d’Al Ula, où plusieurs traces de civilisations millénaires ont été découvertes, comme les tombes creusées dans les montagnes par les Nabatéens, entre autres. Pour ce faire, dix programmes culturels et éducatifs seront mis en place dans les cinq prochaines années, afin de favoriser les échanges culturels et scientifiques visant à préserver la biodiversité et les vestiges culturels d’Al Ula.

Pour essayer d’en découvrir davantage sur les civilisations millénaires qui sont passées par l’Arabie saoudite, neuf missions archéologiques interviendront sur le site, ainsi que quatre missions de conservation des vestiges déjà découverts. Une mission temporaire de l’UNESCO s’installera d’ailleurs sur le site dès le mois de décembre. 

 

Le désert d’Al Ula

 

 Une avancée majeure pour le patrimoine d’Al Ula

 

Inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2008, le site extraordinaire d’Al Ula ne cesse de révéler ses secrets. Étendue sur 30 000 kilomètres (la superficie de la Belgique !), cette oasis comprend plusieurs écosystèmes différents, et peut ainsi se révéler très désertique et rocheuse, tout comme verdoyante aux terrains cultivables. La seule agglomération du site compte d’ailleurs 40 000 habitants. 

 

Ce partenariat est donc essentiel pour mieux comprendre la biodiversité et l’écosystème particulier d’Al Ula, particulièrement après l’annonce de l’engagement du royaume contre le réchauffement climatique et pour le respect de l’environnement. En effet, plusieurs universitaires du monde entier seront invités afin de transmettre les technologies de pointe et les compétences scientifiques en matière de transition écologique, pour transformer de manière durable le paysage culturel, patrimonial et naturel d’Al Ula. Un Programme de bourses de l’Institut des royaumes de l’UNESCO sera également mis à disposition des scientifiques pour la recherche, la préservation, la promotion et la transmission du patrimoine.

 

Audrey Azoulay et le prince Badr bin Abdullah Al-Saud lors de la signature du partenariat à l’UNESCO

 

En outre, une partie des dix programmes proposés par ce partenariat sera destinée à documenter et étudier les milliers de sites archéologiques d’Al Ula, dont certains datent de plus de cinq siècles avant notre ère. Une technologie de pointe sera également utilisée pour étudier les origines de l’écriture arabe, d’après plusieurs inscriptions retrouvées sur des édifices millénaires.