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La Palestine a ses chances aux oscars 2020

Après avoir raflé le prix spécial du jury au dernier Festival de Cannes avec son film “It must be heaven”, le réalisateur palestinien Elia Suleiman se projette outre-Atlantique et vise la cérémonie des Oscars.

Une petite statuette en or, Elia Suleiman aurait tort de s’en priver. Son film satirique, intitulé “It must be heaven”, a déjà fait sensation au Festival de Cannes et ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Il vient d’être choisi pour représenter la Palestine aux Oscars 2020, dans la catégorie Meilleur film en langue étrangère. 

 

Le film, dans lequel le réalisateur joue lui-même, raconte l’histoire d’un homme qui voyage de Paris à New-York à la recherche d’une nouvelle patrie, mais qui finit par trouver des ressemblances avec son pays d’origine, où qu’il aille. Un recit semi-autobiographique pour ce Palestinien de 59 ans. 

 

 

Un habitué de Paris et New York

 

Familier avec la vie dans ces deux métropoles occidentales, dans lesquelles il a longuement vécu, Elia Suleiman a choisi de les représenter de telle sorte que le film fasse ressortir “la discrimination, l’oppression, tous les dommages collatéraux du monde post-colonial”. Sujet difficile, que le film parvient malgré tout à aborder en gardant une teinte humoristique

 

Le cinéaste n’en est d’ailleurs pas à son coup d’essai puisqu’il avait déjà remporté la mention spéciale du jury à Cannes avec son film “Intervention Divine”, sorti en 2002, ainsi que le prix du meilleur premier film au Festival de Venise pour Chroniques d’une Disparition, sorti en 1996