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L’Arabie saoudite prépare sa révolution énergétique post-pétrole

L’Arabie saoudite sera à court de pétrole dans un future plus ou moins proche et elle le sait. Pour l’heure, le Royaume reste démesurément dépendant des cours du baril. La solution ? La diversification de l’économie, et dans le même élan, la transformation de son mix énergétique. Au menu : renouvelable et nucléaire.

Engagée dans un profond mouvement de réforme qui touche tous les secteurs de l’économie et de la société, l’Arabie saoudite s’est enfin engagée sérieusement dans la transition énergétique et EDF est en pole position pour accompagner ce changement radical du premier exportateur mondial de pétrole.

Dans le cadre du plan Vision 2030, présenté en avril 2016, le Royaume a déjà annoncé le projet de cession d’une petite partie du géant pétrolier Aramco, et la création d’un fonds souverain d’investissements hors hydrocarbures doté de 2 000 milliards de dollars, soit le plus riche au monde.

Energies renouvelables et programme nucléaire

Concrètement, au-delà des effets d’annonce, deux appels d’offre important ont déjà été lancés à l’automne 2017, l’un concernant le solaire (300 mégawatts), l’autre l’éolien. L’objectif : produire 9,5 gigawatts d’énergies renouvelables d’ici 2023. Le géant français EDF a déjà été présélectionné et compte bien prendre sa place sur ce marché. Le groupe a déjà remporté un appel d’offre à Dubaï dans le domaine de l’énergie solaire l’an dernier.

Prochaine étape pour le Royaume, le lancement d’un programme de développement de l’énergie nucléaire. Les consultations préparatoires ont déjà été lancées.