Le nouveau média digital et social pour découvrir l’Arabie et le Moyen-Orient. Décalé. Innovant.

L’Egypte se donne 3 ans pour être plus « verte ».

Lors de la conférence ministérielle de l’Union pour la Méditerranée au Caire ce lundi 4 octobre, la ministre égyptienne de l'Environnement, Yasmine Fouad a annoncé une mesure majeure : l’Egypte veut transformer la moitié de ses programmes en projets verts d’ici 2024.

Avec comme capitale Le Caire, ville la plus polluée du monde d’après un rapport de Forbes en 2018, l’Egypte souffre d’une pollution atmosphérique importante, qui a d’ailleurs un nom : le nuage noir (en raison des nombreux pics de pollution qui provoquent des nuages de cette couleur au-dessus des villes). 

Pour tenter de réduire cette pollution, les autorités ont adopté plusieurs mesures ces dernières années, comme la dotation de nouvelles centrales nucléaires moins polluantes, ainsi qu’un vaste programme de traitement des eaux usées, financé par le gouvernement égyptien et des partenaires européens et asiatiques, entre autres. 

 

Ce lundi, la ministre a annoncé devant les différents partenaires de l’UPM (Union pour la Méditerranée) que la moitié des programmes du gouvernement seraient des “projets verts” d’ici 2024, tout en rappelant que les Etats les plus riches avaient promis, en 2009, une allocation de 100 milliards de dollars par an en soutien aux mesures climatiques prises par les pays moins développés. 

Une mesure qui suit l’engagement du gouvernement égyptien pour le climat 

 

Dans la lignée de ces initiatives, la ministre a également rappelé l’action du gouvernement égyptien pour faire d’une pierre deux coups : créer de l’emploi auprès des jeunes tout en cherchant à réduire l’émission de CO2 et autres formes de pollution. C’est ce qu’a permis un programme spécialement dédié aux jeunes, leur permettant de recycler certains déchets agricoles pour les utiliser en tant que biocarburants. 

 

La ministre de l’Environnement a également annoncé que l’Egypte se portait candidate pour accueillir la COP 27 (Conférence annuelle sur le changement climatique NDLR) en 2022.